C'est un projet qui inquiétait les riverains et qui n'avait pas gagné les faveurs de la Ville de Mons. Il n'est pas près de voir le jour. La demande de permis introduite pour un parc de panneaux photovoltaïques à cheval sur les villages d'Obourg et Saint-Denis a essuyé un refus du fonctionnaire-délégué de la Région wallonne.

Le promoteur Perpetum Energy souhaitait installer 22.854 panneaux photovoltaïques sur une ancienne carrière située entre la rue de la Petite Bruyère à Obourg et les rues du Bois d'Hayon et de la Petite Brisée à Saint-Denis. L'enquête publique avait été lancée le 30 septembre et avait entraîné une levée de boucliers parmi les riverains. Ils estimaient que le site n'était pas approprié, surtout en tenant compte de son ampleur. Le projet de Perpetum Energy pour Obourg et Saint-Denis se serait hissé sur la deuxième place du podium des plus grands parcs photovoltaïques, derrière celui en cours à Pairi Daiza (62 750 panneaux) et devant celui déjà installé à Tertre (18 720 panneaux).

Le collège communal n'était pas resté sourd aux inquiétudes des riverains. Dans le cadre de la procédure de demande de permis, il avait ainsi remis un avis défavorable, pointant des problèmes environnementaux, l'inadéquation du projet avec la zone d'habitat ou encore des manquements dans le dossier. Mais il revenait encore au fonctionnaire-délégué de statuer sur cette demande de permis après avoir récolté les différents avis. Et nous avons appris que la procédure s'était soldée par un refus.

D'autres demandes du même promoteur sont toujours en cours. À Nimy, un projet de 41.508 panneaux est analysé. À Cuesmes, une demande a été introduite pour 31.816 panneaux. Alors que les demandes se multiplient, la Ville de Mons travaille sur un guide pratique qui devrait guider les promoteurs dans leur demande, histoire d'éviter les dossiers qui auraient peu de chances d'aboutir.