Les directions ont anticipé autant que possible l'évolution de la situation.

Depuis déjà plusieurs semaines, le personnel soignant est mobilisé pour assurer la prise en charge des patients contaminés par le Covid-19. Les prochains jours s’annoncent cependant importants puisque selon les experts, le pic de la pandémie pourrait intervenir dans le courant de cette semaine. Les hôpitaux s’y sont préparés et se sentent prêts à faire face.

"Ce qu’il faut avant tout souligner, c’est l’extraordinaire mobilisation et la solidarité qui se sont mises en place à tous les niveaux depuis le début de l’épidémie", insiste François Burhin, directeur général du groupe EpiCURA. "Les équipes sont extrêmement soudées, ce qui est indispensable dans pareille situation. Depuis le 12 mars dernier, nous avons mené un important travail de décélération de l’activité hospitalière."

Un travail difficile pour un groupe hospitalier comme celui-là, qui compte près de 800 lits. "Annuler les consultations, les interventions chirurgicales, prévenir les patients,… Ce travail nous a permis de faire ralentir l’activité de près de 50%. Les couloirs sont vides, les unités dédiées au Covid-19 sont prêtes, les soins intensifs également puisque nous avons doublé la capacité d’accueil." Ce sont ainsi 45 lits qui sont disponibles, contre 23 habituellement.

Au même titre qu’au sein d’Ambroise Paré, plusieurs circuits distincts de prise en charge ont été mis en place afin d’opérer un tri au service des urgences, l’un pour les patients suspectés Covid, l’autre pour les autres patients. "Nous avons anticipé les choses du mieux possible et nous nous sentons donc prêts", confirme France Brohée, en charge de la communication d’Ambroise Paré. "La tente installée ce week-end sur notre esplanade compte 14 box de traitement provisoires en précaution d’une montée en puissance du nombre de cas."

Au niveau des urgences, une baisse de la fréquentation est constatée, preuve que le message a été entendu par les citoyens. "Nous avons comptabilisé moins de 40 passages ce week-end, contre 135 à 140 en temps normal. Du côté des soins intensifs, nous avons pratiquement triplé notre capacité d’accueil." 38 lits sont disponibles, conte 14 traditionnellement. "Les équipes font preuve d’une magnifique solidarité entre elles. Nous sommes tous sur le même bateau, tout le monde l’a bien compris."

Reste donc à attendre et à espérer que l’inquiétant scénario annoncé par les spécialistes ne devienne pas réalité.