Il explique pourquoi il ne voulait pas du soutien de Mons en Mieux.

Improbable mais vrai, lundi, Georges-Louis Bouchez annonçait que son parti Mons en Mieux soutiendrait la candidature du PTB au sein du bureau permanent du CPAS. Les conseillers de sa liste ne pouvant prétendre à une place au sein de l'exécutif de l'action sociale, le libéral avait calculé que l'élection de la candidate du PTB serait possible si cette dernière votait pour elle-même, forte du soutien des conseillers de Mons en Mieux.

L'objectif pour Georges-Louis Bouchez était double. Placer un représentant de l'opposition au sein du bureau permanent, et ainsi mettre des bâtons dans les roues de la majorité PS-Ecolo. Mais aussi voir ce que le PTB a dans le ventre, en le poussant à assumer des responsabilités. Toutefois, le plan du libéral montois a capoté. La candidate du PTB n'a pas voté pour elle-même et le bureau permanent du CPAS reflète les couleurs de la majorité pastèque.

Nous avions tenté d'obtenir une réaction du PTB sur cet étonnant soutien apporté par Mons en Mieux. Sans succès. Le parti d'opposition sort aujourd'hui de son silence. "Nous ne voulons rien avoir à faire avec les libéraux de Mons en Mieux", assène John Beugnies, président du PTB Mons-Borinage. "Si nous ne partageons pas le projet de ville de la majorité PS-Ecolo, cela ne fait en rien de nous des alliés de Georges-Louis Bouchez et de son projet libéral pour Mons."

Le leader de Mons en Mieux affirmait offrir une occasion en or au PTB. Le parti de gauche radicale y a surtout vu une peau de banane et a préféré passer son chemin. "Notre camarade Fabienne Cyriaque, comptable et par ailleurs aussi déléguée syndicale, fera donc ses armes pour une première expérience comme unique conseillère CPAS", conclut John Beugnies. "Elle mènera un travail d’opposition social au nom du PTB et siègera notamment dans des commissions relatives à la gestion des comptes et au contrôle financier où elle pourra faire jouer son expérience. Fabienne incarne bien l’engagement et l’indépendance que revendique le parti. Pas question de rentrer dans les petits jeux médiatiques et les magouilles des partis traditionnels autour des postes. Nous mènerons l’opposition dans les conseils et parlements comme nous la menons dans la rue."