Mons

Selon le laboratoire montois Hainaut Vigilance, il est temps de communiquer clairement autour des résultats des différentes analyses.

Un an après la diffusion d’une émission télévisée pointant du doigt d’éventuels risques liés à l’utilisation par les sportifs de terrains synthétiques, les nouvelles sont finalement rassurantes. Toutes les analyses entreprises sur les terrains de la région wallonne sont a priori terminées et les résultats sont globalement positifs.

C’est en tout cas la conclusion tirée par le laboratoire montois Hainaut Vigilance Sanitaire, qui avait élaboré un protocole de tests, validé par le cabinet de la ministre des infrastructures sportives de l’époque, Valérie De Bue (MR). "75% des terrains existants en région wallonne ont été analysés. De notre côté, nous avons assuré le contrôle d’une cinquantaine d’entre eux, les autres ont été assurés par d’autres laboratoires agréés", explique Pol Bouviez, chef de projet.

"Les quantités d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) décelées restent bien inférieures aux normes maximales admissibles, soit 20 mg/kilo. Nous sommes davantage autour des 10 mg/kilo. Nous avons également analysé le transfert des composés d’un environnement à un autre. En laboratoire, nous avons dissout les fameuses billes de caoutchouc issues des terrains synthétiques et avons pu en tirer des conclusions."

Il s’avère que du zinc est bel et bien libéré dans l’eau. "La norme imposée par la région wallonne est très basse, elle est donc dépassée. Mais il n’y a, selon nous, pas de raison de s’inquiéter puisqu'en comparaison, la quantité de zinc libérée reste inférieure aux normes minimales admissibles pour l’eau de distribution. Je suis chimiste, je ne suis pas toxicologue ou encore ministre. Mais je pense que l’on a fait énormément de bruit autour de ce dossier pour peu de choses."

Evidemment, des analyses étaient nécessaires afin de tirer au clair les allégations énoncées dans l'émission et rassurer. "Mais il est plus que temps de communiquer de façon transparente sur cette problématique qui a suscité beaucoup d’agitation. Les rapports ont été transmis à Infrasports. De notre côté, nous préconisons désormais une communication claire afin de calmer le jeu. Les protagonistes (administrations, gestionnaires de terrains, entraineurs,…) doivent être informés des résultats obtenus à l’issue de la mise en place de notre protocole. Il faut également que l'on nous dise si l'on s'arrête là ou si les analyses doivent se poursuivre sur base d'autres paramètres."

Un protocole qui aura donc établi un couac sans conséquence en matière de libération de zinc mais qui n’établit à ce jour aucun lien entre terrain synthétique et développement de cancers.