Les pompiers et la protection civile sont restés de longues heures sur place

Ce mercredi aux alentours de 15 heures, un camion-citerne s’est renversé à la sortie du rond-point des Canadiens, à Thulin, dans le sens Dour-Quiévrain. Une importante partie de son chargement, à savoir du mazout, s’est déversée sur la chaussée. Malheureusement, le fuel s’est également écoulé dans les fossés avoisinants et par les plaques d’égouts.

Sur place, les pompiers de la zone Hainaut-Centre, la protection civile de Ghlin et les ouvriers communaux ont tenté de trouver des solutions pour éviter une pollution environnementale. "La citerne a une capacité de 35 000 litres", explique Alain Sottiaux, de la protection civile de Ghlin. "La citerne est compartimentée mais malheureusement, c’est le premier compartiment, le plus grand, qui a été touché. Celui-ci a une capacité de 13 500 litres."

Fort heureusement , la totalité du carburant ne s’est pas écoulée. "Nous faisons notre possible, avec les moyens à notre disposition, pour stopper l’écoulement et pomper le fuel." Ceci grâce, notamment, à des cuves de 1 000 litres et à des bassins de rétention disposés en plusieurs endroits. "La priorité, c’est de limiter la pollution, d’arrêter l’écoulement et de trouver une société qui sera en mesure de vider le reste de la citerne, pour que l’on puisse redresser le camion", ajoute l’officier de la protection civile.

Malgré l’intervention rapide des services, les terres avoisinantes ont été touchées. "Les terres polluées seront excavées et traitées par une société spécialisée". Également présent sur place, le bourgmestre d’Hensies, Éric Thiébaut, a suivi l’évolution de la situation de près. "Nous avons installé des déviations et nous attendons l’arrivée d’une société pour redresser le camion", expliquait-il peu de temps après l’accident. Selon lui, le chauffeur, choqué et légèrement blessé, aurait aperçu trop tard les travaux qui étaient en cours au niveau du rond-point. Un coup de volant un peu brusque a suffi à le faire basculer et à le coucher sur le flan.

En milieu d’après-midi, les agents de la protection civile s’attendaient à rester encore un moment sur place. "Nous en avons pour plusieurs heures. Nous ne terminerons qu’en fin d’après-midi, voire en début de nuit".