La piste cyclable de la rue des Barbelés a rappelé à quel point la mobilité était un sujet épineux à Mons. L'aménagement qui a entraîné de gros embarras de circulation est loin de faire l'unanimité.

Pour Hervé Jacquemin, conseiller de Mons en Mieux, de telles mesures nécessitent une vue globale et une analyse objective des flux. Ce qui semble manquer pour la piste cyclable de la rue des Barbelés, où les gros bouchons étaient prévisibles avec la suppression d'une bande de circulation.

Mieux encadrer ce type d'aménagement, c'est justement tout l'objet du Plan communal de Mobilité (PCM). Mais il se fait attendre. "La révision du PCM faisait partie de l'accord de majorité en 2012 et la procédure a été lancée en 2014", rappelle Hervé Jacquemin. "Un rapport pré-diagnostic a été validé par le conseil communal en mai 2016. Une étude a été commandée en 2017. Le cahier des charges donnait au bureau chargé de cette mission 18 mois pour remettre son étude. Mais trois ans plus tard, nous n'avons toujours rien vu. Si le bureau n'avait pas rempli sa mission dans les temps voulus, il devrait payer des indemnités folles. J'ai plutôt l'impression que les conclusions de l'étude ne plaisent pas à Ecolo et qu'on a demandé des amendements."

Pour tirer l'affaire au clair, Hervé Jacquemin introduit une motion pour le prochain conseil communal demandant que les conclusions de l'étude soient présentées et d'organiser dans la foulée une séance d'information citoyenne. "Si l'étude n'a pas été reçue, il faut dénoncer le marché et en relancer un nouveau sans tarder. Si en revanche Ecolo a voulu apporter des amendements à l'étude, nous demandons d'appliquer un moratoire sur tous les changements significatifs de circulation et de mobilité en attendant le PCM. Il faut une stratégie globale pour avancer et éviter les aménagements comme celui de la rue des Barbelés", conclut Hervé Jacquemin.