Mons

La prison souffre toujours d'un sérieux problème de surpopulation.

La prison de Mons, l'une des plus anciennes du Royaume, est très régulièrement la cible des critiques. Il faut par exemple composer avec la vétusté des lieux et des problèmes sanitaires récurrents comme la présence de punaises. Si bien que certaines cellules ne peuvent plus être exploitées. Ce qui n'arrange en rien l'autre grande problématique des lieux : la surpopulation carcérale. En avril dernier, le bourgmestre de Mons Nicolas Martin (PS) avait pris un arrêté afin de diminuer en urgence le nombre de détenus présents entre les murs de ce bâtiment construit au XIXe siècle.

Toujours 59 détenus en trop

La section réservée aux hommes se compose de quatre ailes et de l’annexe psychiatrique qui ont une capacité théorique d’hébergement de 274 personnes. Le quartier des femmes a, quant à lui, une capacité théorique d’hébergement de 29 personnes. Soit 303 places selon le cadre légal. "Actuellement, il y a 336 hommes et 36 femmes", confie Axel Piers, le directeur de la prison de Mons. "Mais nous restons tout de même plus ou moins dans le cadre de l'arrêté du bourgmestre."

Cet arrêté, pris au début du mois d'avril 2019, prévoyait un seuil de 362 prisonniers. Il demandait de déplacer les détenus "excédentaires" vers d’autres prisons. Il est vrai que le total actuel (372) dépasse encore ce quota prévu mais il a tout de même sérieusement diminué au regard des 400 détenus présents il y a seulement quelques semaines. "Suite à la diminution de la surpopulation carcérale obtenue grâce à l’arrêté et au travail du directeur, les chiffres se sont améliorés. L’arrêté a donc été levé", commente le bourgmestre de Mons.

Par rapport au cadre légal de 303 places, on dénombre tout de même encore 59 détenus excédentaires, soit 16% du total. Afin de répondre à cette situation de surpopulation qui est très difficilement réglable, la prison de Mons doit donc inévitablement prévoir des aménagements supplémentaires en ajoutant par exemple des lits dans certaines cellules. "Tant qu'on n'aura pas atteint le nombre légal, on aura des problèmes", assure le directeur de la prison. "Mais nous passons aussi notre temps à courir après les problèmes techniques. Des inondations dans des caves régulièrement notamment. L'outil n'est plus du tout adapté."

> Voilà pourquoi le bourgmestre de Mons demande la construction d'une nouvelle prison à l'extérieur de la ville.