Le projet est de taille. Dans une ancienne carrière située à cheval entre Saint-Denis et Obourg, le promoteur Perpetum Energy souhaite installer 22.854 panneaux photovoltaïques. Une demande de permis a été introduite. Elle a déjà récolté la colère des riverains. Mais aussi un avis défavorable de la Ville de Mons.

Le collège vient en effet de se prononcer. Il pointe des problèmes environnementaux, mais surtout l'inadéquation du projet avec la zone d'habitant. Le collège estime en effet que le parc de panneaux photovoltaïques vise un secteur au cœur d'un dont les habitations seraient encerclées. Il pointe également plusieurs manquements dans la demande de permis qui a été introduite. Notamment un volet environnemental absent, une trop pauvre évaluation des incidences ou encore un manque d'arguments pour déroger au plan de secteur.

"Si le développement de sources d’énergie alternatives est à encourager, cela ne peut se faire au détriment de nos villages et de leurs paysages caractéristiques. Nous souhaitons encourager les porteurs de projet à les développer dans des zones adaptées, tels que les zonings, les zones industrielles, ou encore sur les toitures des bâtiments se trouvant dans ces zones" déclare le bourgmestre Nicolas Martin.

Le projet tel que présenté ne pouvait faire l’objet d’un avis favorable. "Si nous ne sommes pas opposés aux projets de production d’énergies alternatives, cela doit toutefois se faire dans un cadre bien spécifique, en respect de l’environnement avoisinant. C’est à ce titre que nous travaillons sur une déclaration générale du Collège concernant l’implantation de panneaux solaires, tout comme nous avons établi un cadre pour le développement éolien", ajoute Maxime Pourtois, échevin de l’Urbanisme.

S’agissant d’un permis Région wallonne, la Ville de Mons ne remet qu’un avis dans le cadre de la procédure, le dernier mot appartenant à l’autorité régionale. La Ville de Mons indique cependant rester très attentive aux développements similaires qui seraient envisagés par des développeurs privés sur le territoire.

En effet, le projet vise un secteur au cœur d’un village dont les habitations seraient encerclées par les panneaux.