Mons

Si la circulation a pu être rouverte, des examens approfondis doivent être réalisés.

Après avoir été bloquée mercredi, entraînant de gros embarras de circulation sur les routes secondaires, l'E19 a pu être rouverte à la circulation ce jeudi vers 4h du matin. Mais la SOFICO va encore devoir évaluer les potentiels dégâts causés par le déversement d'une résine toxique sur l'autoroute après le renversement d'un camion-citerne mercredi.

Dans un premier temps, la SOFICO a pris des mesures d'urgence pour rétablir au plus vite la circulation. "Dans les deux sens, localement, le revêtement a été micro-fraisé, c'est -à -dire qu'on a retiré quelques millimètres pour en assurer la rugosité d'origine et ainsi assurer l'accroche du véhicule à la voirie", indique la porte-parole de la SOFICO. "Il est donc tout à fait possible de circuler depuis la réouverture de l'autoroute selon des conditions habituelles sur le tronçon."

Pour l'heure, rien n'indique des dégâts sur les couches plus profondes de la voirie, ce qui aurait un impact à plus long terme sur la durée de vie de l'autoroute. Mais par mesure de précaution, des contrôles vont tout de même être effectués sur ces couches. "Ce sont donc des zones localisées et réparties sur maximum une centaine de mètres qui sont concernées. Les contrôles seront effectués de manière à pénaliser le moins possible la circulation", précise la porte-parole de la SOFICO.

Le Service Environnement de la Région wallonne va également faire analyser les terres qui se trouvent en berme centrale ou sur les talus afin d'évaluer si elles sont contaminées. Elles devraient alors être retirées et traitées. Enfin, une dizaine de mètres de glissières en béton devra être réhabilitée en berme centrale.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident. Si le conducteur est seul responsable, c'est son assurance ou plutôt celle de son employeur qui couvrira les dégâts. De son côté, la SOFICO indique que la signalisation mise en place sur le chantier est conforme aux règles wallonnes et va même plus loin avec des panneaux supplémentaires prévenant du risque de fil plusieurs kilomètres en amont du chantier et d'autres invitant au principe de la tirette, placés à hauteur du rétrécissement.

"Un chantier reste une zone de danger. Il est essentiel d'anticiper, d'être particulièrement vigilant, de respecter les injonctions délivrées dès les premiers panneaux de signalisation et de réduire sa vitesse progressivement avant la zone de chantier. Chaque année, sur les autoroutes wallonnes, à hauteur d'un chantier, on recense en moyenne 4 décès et 145 blessés pour 90 accidents", conclut la porte-parole de la SOFICO.