Mons

Une délégation a pu s'exprimer au conseil d'administration ce mercredi matin.

Ce mercredi matin, une nouvelle action des riverains opposés au projet d’implantation d’une usine à frites à Frameries par la société Clarebout était organisée devant les bâtiments de l’intercommunale IDEA, rue de Nimy. Armés de leurs pancartes et au son de quelques slogans (“ On est plus chauds que l’IDEA”), ils ont distribué des tracts aux automobilistes pour les sensibiliser à leur combat et réclamer d’être entendus par les administrateurs de l’intercommunale.

Arrivés aux alentours de 7 h 30, ils auront dû attendre près de deux heures dans la rue et multiplier les sollicitations pour finalement être reçus. Une petite délégation de riverains a ainsi pu intervenir en préambule du conseil d’administration, à l’abri des micros et caméras. “Nous avons pu exprimer nos craintes, exposer les difficultés rencontrées par les riverains voisins de l’usine de Warneton”, expliquait Jean-François Adam à l’issue de la présentation.

Le sentiment était partagé. “Nous avons été écoutés. Sera-t-on entendu ? Nous ne le savons pas. Nous avons demandé aux administrateurs de bien réfléchir, de penser aux riverains, de prendre en compte le fait que le terrain n’est pas adapté, que ce modèle économique n’est pas le bon. Nous sommes conscients que revenir sur le droit de préférence accordé à l’entreprise pourrait avoir un impact financier. Mais ce n’est pas à nous à assumer les erreurs commises dans ce dossier.”


Depuis des semaines déjà, les actions se multiplient pour s’opposer au projet de l’entreprise familiale. De nombreux élus de la région se sont déjà positionnés sur le dossier et ont adhéré à la position adoptée par les riverains. La mobilisation citoyenne semble donc payer. Ce mercredi en début d’après-midi, l’intercommunale annonçait que sa directrice générale, Caroline Descamps, avait été mandatée par le conseil d’administration pour rechercher, en concertation avec le groupe Clarebout, des sites alternatifs pour l’implantation de son unité de production de frites surgelées.

Par ailleurs, le CA a sollicité un deuxième avis juridique concernant la question du retrait du droit de préférence octroyé par ce même conseil en septembre 2018. Un retrait qui, s’il devait intervenir, pourrait ouvrir la porte à la demande d’indemnités du côté de Clarebout. La prudence reste donc de mise. La société sera conviée à présenter son projet lors d’un prochain C.A., comme cela aurait dû être fait ce mercredi.