Mons

Les riverains sont majoritairement opposés au projet de stockage de produits dangereux.

Les murs deviennent trop étroits pour l'entreprise Sandermans à Ghlin. Spécialisée dans le transport et la logistique, elle a introduit une demande de permis auprès de la Ville de Mons pour construire un nouveau hangar de stockage. Mais le projet est loin d'enchanter les riverains. L'enquête publique relative à cette demande de permis vient de se terminer. Elle aurait récolté plusieurs centaines de réclamations selon les riverains. Alors que le comptage n'est pas terminé et que certains courriers doivent encore arriver, la Ville de Mons en dénombre déjà 300.

Quel que soit leur nombre, ces réclamations vont maintenant être analysées par les services communaux. Un avis préalable sera rendu dans la foulée. Le dossier partira entre les mains des fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne. Ils remettront à leur tour un avis avant que la balle revienne dans le camp de la Ville de Mons qui, pour ce type de permis, a le dernier mot.

Les autorités montoises devront composer avec une forte mobilisation des riverains. Car à Ghlin, nombreux sont ceux qui redoutent le projet de l'entreprise Sandermans. Une pétition circule, elle soulève le danger que pourrait présenter le stockage de 2000 tonnes de peroxydes. "Les bâtiments n'apporteront aucune sécurité et nous nous estimons en danger de mort. De plus, celui qui donnerait une telle autorisation serait complètement irresponsable", estime le collectif Alerte Danger Ghlin dans sa pétition.

Si l'entrepreneur qui a introduit sa demande permis a certainement des enjeux économiques à faire valoir, les riverains en rétorquent d'autres auprès des autorités communales. "Des sentiments négatifs interviennent même au sein des entreprises avoisinantes", assure le collectif. "Elles pourraient être contraintes de revoir leur stratégie de développement avec une telle épée de Damoclès au-dessus de la tête."

La pétition en ligne a déjà été signée par près de 700 personnes. Une version sur papier a également été remise aux autorités. S'ajoutent maintenant plusieurs centaines de réclamations dans le cadre de l'enquête publique. Autant dire que la décision de la Ville sera fort attendue.