Quand la Province du Hainaut a annoncé le rachat de l'ancien site de la protection civile à Ghlin tout en annonçant ne pas pouvoir assurer le financement des zones de secours comme le souhaite le gouvernement wallon, le sang de Jacqueline Galant n'a fait qu'un tour. Pour la bourgmestre de Jurbise, développer des activités de sécurité sur le site de Ghlin manque de pertinence et va entraîner un gaspillage d'argent public.

Aux manettes du dossier, le député provincial Pascal Lafosse réagit aux critiques. "Jacqueline Galant dit que nous n'avons pas concerté les commandants des zones de secours, mais nous avons des courriers qui témoignent des échanges que nous avons eus avec les présidents des zones Hainaut-Centre et Hainaut-Est. La zone Wapi n'a de son côté pas manifesté d'opposition à la reprise du site de Ghlin", souffle Pascal Lafosse. "Je me demande en revanche si Jacqueline Galant a consulté ses élus. Je rappelle à la présidente du MR Mons-Borinage que le projet a été approuvé par la majorité PS-MR rejointe par le CDH au Conseil provincial."

Pour Pascal Lafosse, les formations liées à la sécurité qui seront proposées sur le site de Ghlin répondent à des besoins réels. "Il nous manque dix classes", explique Pascal Lafosse qui souhaite par ailleurs faire revenir une antenne de la protection civile à Ghlin. Or, Jacqueline Galant a émis de sérieux doutes sur la possibilité de revenir sur la réforme fédérale. "Quand j'ai dit que je voulais reprendre le site de Ghlin, on m'a aussi dit que c'était impossible. Et pourtant, nous y sommes arrivés. Il faut pouvoir s'investir dans ses dossiers et défendre ses arguments", conclut le député provincial.