"Moi j’ai besoin d’amour", chantait Lorie, bien avant l’avènement des réseaux sociaux. Près de vingt ans plus tard, à l’ère des Facebook et autres Twitter, Opaline Meunier partage virtuellement le même besoin. Sur la Toile, la conseillère de MEM appelle les jeunes CDH qu’elle préside à "liker" sa dernière sortie médiatique. Le buzz, ça se travaille.

Dans les colonnes de nos confrères de La Province, Opaline Meunier s’était en effet lâchée contre Marie Meunier - comme pour Karamazov, aucun lien. L’humaniste reproche à la présidente socialiste du CPAS de Mons de payer avec l’argent public son adhésion à deux business club de la région. Au programme notamment, des brunches et une initiation au golf. Le tout aux frais du contribuable, dénonce Opaline Meunier.

La présidente du CPAS se défend de profiter de deniers publics pour son propre plaisir. Elle ne compte d’ailleurs pas aller jouer au golf. Le but est d’aller au contact d’entreprises locales pour développer des projets d’insertion socioprofessionnelle utiles au CPAS. Opaline Meunier n’est pas convaincue. Il n’y a plus de places pour de nouveaux articles 60 et 61 à Mons. Si la présidente du CPAS compte développer la filière, elle met la charrue avant les bœufs. Surtout, il y aurait d’autres pistes moins dispendieuses à explorer pour nouer des contacts avec des entreprises.

Le débat s’est poursuivi sur les réseaux sociaux entre les deux Meunier. Et la présidente des jeunes CDH a mobilisé ses troupes dans un appel qui a fuité sur la toile : "J’ai un petit service à vous demander : je viens de sortir un gros truc sur le CPAS de Mons, qui brunche et va au golf dans des business club avec l’argent public… Est-ce que vous pouvez aller liker et réagir svp ? Je joue gros sur ce truc, si ça fait pschitt, ça va pas être bon…"

"Ce n’est ni la première ni la dernière fuite en politique", réagit Opaline Meunier. "Les socialistes se sont excités à partager cette capture d’écran mercredi soir comme si je mangeais des bébés chats dans les bois. J’ai appelé mon groupe à me soutenir, pas à attaquer quelqu’un, car je savais qu’en prenant le PS la main dans le caddie de golfe, les réactions allaient pleuvoir de partout. Dont acte. Ça fait 48 heures que ça n’arrête pas."

Une chose est sûre, ça n’a pas fait pschitt. Quant au fond du problème… "Le point a été approuvé au conseil du CPAS. Nous avons tout de même demandé à avoir des retours sur le nombre de nouveaux articles 60 et 61 qui pourraient profiter de l’adhésion aux business club. Il faudra suivre", conclut Opaline Meunier.