Les pompiers ont été mobilisés toute la nuit à Quévy où plusieurs villages ont été victimes des inondations. Ce vendredi matin, l'équipe de jour avait encore une dizaine d'interventions en cours, essentiellement pour des pompages.

Plusieurs cours d'eau sont sortis de leur lit jeudi après-midi. Si bien que la commune a dû déclencher le plan d'urgence. "Il y a eu une formidable collaboration au centre de crise avec les services de secours, la police et les ouvriers communaux. Le travail a été particulièrement efficace, il n'y a eu aucun couac dans la collaboration", souligne Muriel Cochez, échevine des Travaux. "On a aussi pu voir un bel élan de solidarité au niveau des citoyens. Il y a notamment des entrepreneurs qui ont mis leurs engins à disposition pour nettoyer des routes."

Le pire a pu être évité, mais les inondations d'hier ont tout de même donné quelques frayeurs. "Nous avons essentiellement des dégâts matériels, mais c'est sans commune mesure avec ce qu'on a pu voir dans d'autres communes wallonnes", poursuit Muriel Cochez. "Givry a été plus impacté avec la Trouille qui est sortie de son lit. Asquillies également avec la problématique du By. Et nous avons aussi eu des routes inondées dans le village de Havay. Là ce n'est pourtant pas courant, nous n'avons pas bien compris d'où l'eau venait."

Ailleurs, l'origine des inondations pose aussi question. En 2016, la commune frappée par de violents orages avait vu des litres d'eau se déverser du ciel. Hier, les précipitations étaient bien présentes, mais pas aussi importantes qu'en 2016. Et d'après les riverains, c'est d'un coup que la Trouille est sortie de son lit. Certains se demandaient si des vannes avaient été ouvertes en amont, du côté de Villers. "Il y a effectivement beaucoup de m3 qui dévalaient de France, on se pose la question de savoir d'où ça vient exactement. Nous allons prendre contact avec les autorités françaises pour déterminer l'origine du problème. Ça peut venir des champs ou d'autre chose."

Après quelques frayeurs, la situation est revenue sous contrôle aux alentours de 23 heures jeudi. Vendredi matin, c'est le nettoyage des routes qui mobilisait les forces vives, les pompiers s'occupant essentiellement de dégager les axes principaux, tandis que les ouvriers communaux travaillaient sur les autres voiries.