Mons

Des solutions, telles que la pose de haies ou l'installation de fascines, sont envisagées.

Pas plus que d’autres communes de la région, Quévy n’est pas épargnée par les coulées de boue lorsque la météo se fait pluvieuse ou orageuse. En juin dernier, à deux reprises, plusieurs foyers s’étaient d’ailleurs retrouvés sous eaux. Afin de plancher sur des solutions, plusieurs forces vives étaient réunies ce mardi soir autour de la table.

Plusieurs agriculteurs de l’entité avaient répondu à l’invitation. "Il n’était pas question de pointer qui que ce soit du doigt mais bien de discuter et de dégager des solutions, en parfaite concertation", explique Muriel Cochez (MR+), échevine en charge de l’agriculture. "Nous avions ciblé les agriculteurs dont les parcelles auraient pu être à l’origine des coulées de boues de juin dernier."

Pour les autorités locales, le dialogue doit être la clé. "Ils sont sur le terrain en permanence, ils sont donc susceptibles de constater un changement au niveau des sols, par exemple un début d’érosion qui pourrait être problématique. Le but de cette réunion, c’était de nouer le contact afin qu’ils puissent s’adresser aux bonnes personnes. Nous avons également discuté des moyens qui peuvent être mis en place, notamment la plantation de haies ou l’installation de fascines."

Certains aménagements ont déjà été réalisés. Mais prévoir les inondations reste impossible. "Nous ne savons jamais quel village sera touché. Nous sommes également à deux pas de la France. Nous ne pouvons pas tout anticiper, même s’il y a des choses à faire en matière de prévention. Les agriculteurs sont tout aussi préoccupés que nous car ce sont leurs champs qui sont abîmés lorsque cela arrive."

La réunion de ce mardi soir a par ailleurs permis d’élaborer une charte de la ruralité et de mettre le focus sur la lutte contre les incivilités, notamment les dépôts sauvages dans les sentiers agricoles. "Nous sommes une commune rurale, il faut que chacun en soit conscient. Nous demandons la participation et la vigilance de chacun. En termes de déchets, nous envisageons de placer des caméras mobiles par moment, en accord avec les propriétaires des terrains, et de fermer les accès aux chemins agricoles et sentiers aux engins, pour ne laisser passer que les usagers faibles."

Des mesures malheureusement nécessaires (plusieurs tonnes de déchets avaient été déposées le long de la N6 l’an dernier, via un camion) qui ne porteront leurs fruits que si chacun y met du sien.