Ce Montois de 30 ans a déjà réalisé des masques pour une vingtaine de sociétés.

Avant le confinement et la crise, il passait ses journées, ses soirées et ses week-ends à gérer la régie de spectacles. Mais depuis le 13 mars, tout s'est arrêté pour Amaury Dubois. Régisseur général dans un théâtre et responsable technique du groupe Mister Cover, il est désormais contraint de rester chez lui, à Mons. "Plus de 80 dates de concerts ont été annulées", regrette Amaury. "Sans compter les jobs qui devaient encore se confirmer d’ici septembre, il y en a pour plusieurs dizaines de milliers d’euros de perdus."

La crise du Covid-19 est une véritable catastrophe financière pour le secteur du spectacle. Et Amaury, comme tous les autres techniciens, s'est retrouvé sans revenu du jour au lendemain. Par chance, le Montois de 30 ans avait investi il y a deux ans dans du matériel d'impression textile, histoire d'arrondir ses fins de mois via une société qu'il a baptisée AK Custom Clothing Solutions. "Quand le port du masque s’est répandu, je me suis mis deux claques pour me sortir de la déprime et j'ai tenté le coup."

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Et il a plutôt bien fait. Après un mois de boulot, Amaury a déjà vendu plus de 2 000 masques en tissu lavables qui ont été personnalisés par ses mains. "Les masques sont confectionnés en Allemagne et en Hongrie mais les personnalisations sont imprimées chez moi. Selon le modèle, je propose de mettre un logo sur une partie ou toute la surface du masque. Il y a plusieurs techniques : le flocage, le transfert sérigraphique ou la sublimation, selon le modèle, la quantité et le logo."

Le Montois propose même de créer gratuitement les visuels selon les envies et besoins du client. "J’ai pu réaliser des masques pour plus d'une vingtaine de sociétés dans des domaines très variés comme la construction, le médical, le marketing, le sport et même l’horeca", sourit Amaury.

Les prix varient selon le modèle et le nombre de couleur à imprimer. "Ces revenus me permettent de payer mes charges et donc d’être plus serein évidemment. C’était devenu une nécessité."

© Julie François