Ce n’est pas encore la fin des péripéties mais enfin, les choses semblent avancer dans le dossier de réouverture de la ligne ferroviaire Valenciennes-Mons. Car si en Belgique, les signaux sont au vert et que tout est prêt d’un point de vue financier et technique, en France, les obstacles demeurent. Le silence de la SNCF et des autorités régionales compétentes ont longtemps fait planer le doute sur la bonne issue du projet… Jusqu’à aujourd’hui.

En effet, les choses semblent bouger chez nos voisins français. "Du côté français, le sous-préfet de Valenciennes, M. Chpilevski, a pris le dossier en main", a expliqué le ministre fédéral de la mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo) à la faveur d’une nouvelle interpellation du député fédéral Éric Thiébaut (PS). "Une réunion de travail a eu lieu le 15 avril dernier avec les parties prenantes françaises et belges. Du côté belge, la situation d'un point de vue technique et budgétaire a été confirmée."

Le représentant du ministre par ailleurs rappelé son soutien de principe au projet. "Du côté français, il s'est avéré que l'aspect financier devait encore être confirmé. Le sous-préfet s'est montré favorable à la recherche de budgets. Lors de la réunion, il est également apparu que, pour les Français, le projet concernait une liaison de fret et non une liaison de voyageurs." Georges Gilkinet a insisté sur son intention de suivre de près l’évolution du dossier.

"Pour utiliser une métaphore du monde du sport, la balle est pour le moment dans le camp français. Du côté belge, les travaux ont été effectués, comme dans le cas d'une autre liaison ferroviaire vers les Pays-Bas. Dans ce dossier, l'électrification a eu lieu jusqu'à Hamont. Il appartient à mon collègue néerlandais d'assurer l'électrification jusque Weert. En l'occurrence, nous sommes dans le même cas de figure : il revient aux Français de faire le travail jusque Valenciennes."

Pour le député fédéral et bourgmestre d’Hensies, très attentif à la concrétisation espérée du projet, le fait que la volonté politique française soit affichée et que des financements soient recherchés représentent de bonnes nouvelles. "La réouverture de cette ligne ferroviaire est une opportunité de développement essentielle à la fois pour la région du Valenciennois et surtout pour la région de Mons-Borinage", conclut Éric Thiébaut.