Un premier permis avait été cassé, mais un nouveau a été accordé par le ministre Di Antonio.

Une éolienne dans le zoning de Ghlin pour alimenter le centre de distribution d’H&M, la Ville de Mons n’en veut pas et l’a déjà fait savoir.

L’an dernier en effet, elle avait introduit un recours au Conseil d’État pour casser le permis octroyé par le ministre Carlo Di Antonio. Et les Montois avaient obtenu gain de cause.

Mais le Conseil d’État ne se prononce jamais sur le fond du dossier. La Ville de Mons et les riverains peuvent estimer que l’éolienne est trop grande, trop proche des habitations ou que son impact sur le paysage est trop important. Le Conseil d’État ne se prononce que sur la forme. Les recours se doivent donc de trouver les petites failles qui permettront de faire annuler le permis.

La Ville de Mons y est parvenue une première fois. Mais le ministre Carlo Di Antonio n’a pas jeté l’éponge pour autant. Comme d’autres qui se sont déjà cassé les dents sur un recours, il a simplement revu sa copie en tenant compte des remarques émises par le Conseil d’État.

Un nouveau permis a donc été délivré à H&M pour cette fameuse éolienne. Mais le bourgmestre de Mons n’a pas changé d’avis. Rappelons que le sujet avait fait polémique dans la Cité du Doudou et que Nicolas Martin s’était vu remettre une pétition forte de quelque 400 signatures contre le projet.

"Même si la taille de l’éolienne a été revue à la baisse, nous pensons toujours que le projet ne convient pas. Notamment parce que le mât est trop proche des habitations de la rue de Mouligneau", explique Nicolas Martin. "Par ailleurs, si nous sommes évidemment favorables au développement des énergies renouvelables, nous pensons qu’il faut un cadre cohérent pour faire aboutir ce type de projets. Pour le moment, nous recevons des demandes éparses. Nous préférons une approche réfléchie avec une concentration d’éoliennes dans des lieux bien précis. Ça limitera l’impact sur l’environnement et les quartiers avoisinants. Les demandes devront ainsi être traitées sur base d’une cartographie que nous allons développer en partenariat avec l’IDEA."