Mons La société EDF Luminus est allée à la rencontre des citoyens pour les rassurer quant à l’implantation de six éoliennes

"L’éolien oui, mais pas près de chez moi." C’est, en substance, ce que bon nombre de citoyens pensent. Pour aller à contre-courant de cette tendance, la société EDF Luminus était présente à Frameries jeudi soir, afin de présenter à la population son projet d’installation de six éoliennes sur les entités de Mons et de Frameries.

Le processus sera long avant que le projet ne voit le jour. Mais s’il aboutit, ce sont quelque 36 millions de kWh d’énergie renouvelable qui seront produits, permettant de couvrir, chaque année, la consommation électrique de 9.000 ménages. Le jeu en vaudrait donc la chandelle mais la société a souhaité donner la possibilité aux riverains de donner leur avis.

Ils étaient une septantaine à avoir saisi l’occasion. "Nous avons eu le sentiment que cette réunion a été positive et constructive", souligne Morgane Tock, chef de projet. "Les gens étaient présents avec de nombreuses questions très variées, auxquelles il nous semble avoir répondu. Nous étions étonnamment surpris de ne voir aucun détracteur dans la salle. Personne n’a crié haut et fort être contre ce projet."

C’est donc l’échange qui a prédominé durant l’heure et demie de rencontre. "Ce sont surtout les gens de Frameries que nous avons rencontrés. C’était pour nous l’occasion de leur présenter nos ambitions et de les rassurer puisque toutes les remarques seront prises en compte lors de l’étude d’incidences." Les riverains, qu’ils aient participé ou non à l’assemblée, ont désormais la possibilité d’adresser leurs commentaires, par écrit, au collège communal de Frameries jusqu’au 20 mars.

"Nous nous sommes engagés à venir présenter les résultats de l’étude d’incidences à la population dès que celle-ci sera clôturée. Une demande de permis sera alors introduite et une enquête publique lancée. Ce sera un second moment de parole pour les citoyens. Nous sommes persuadés que plus nous répondons à leurs interrogations, plus ils dédramatisent une situation qu’ils ne s’étaient jusqu’ici qu’imaginée", complète encore Morgane Tock.

Pour l’heure, le projet n’en est donc qu’à ses balbutiements, même si EDF Luminus a déjà obtenu les accords des agriculteurs, propriétaires des terrains convoités pour l’implantation des éoliennes. "Il reste énormément à faire, nous en sommes conscients. C’est un projet complexe, il reste de nombreux points à étudier et nous savons que l’obtention du permis prendra du temps." Ce n’est donc pas encore demain que les éoliennes - une à Mons et cinq à Frameries - sortiront de terre.