PTB, Ecolo et MR ont quitté la séance, estimant qu'il s'agissait "d'une mascarade"

Régulièrement, les questions de sécurité à Mons s’invitent à la table des discussions. Pour y répondre, le bourgmestre Elio Di Rupo (PS), également président de la zone de police de Mons-Quévy, avait convoqué les élus locaux, le chef de corps de la zone de police ainsi que ses commissaires, les responsables des services travaux, environnement et prévention, lors d’une assemblée publique.

Cette réunion, très attendue par les conseillers communaux de l’opposition, se tenait ce mardi soir. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’elle n’a pas atteint les objectifs, ou du moins répondu aux attendes des conseillers. PTB, Ecolo et MR ont en effet préféré la table des discussions de cette réunion informelle.

« Une litanie de questions mais aucune possibilité de prendre des décisions avec des policiers pris en otage de cette opération de communication du parti socialiste », déplorent-ils dans un communiqué. « Cela fait quatre ans que les conseils de police et communaux ont été installés. Nous sommes les seuls à avoir fait des propositions. Pourquoi attendre tant de temps pour une séance de questions sans perspectives de décisions, ni même d’annonces nouvelles ? »

La tension était électrique et c’est d’un commun accord que l’opposition a décidé de quitter les débats. « Le temps des palabres entre gens bien est révolu ! Et inviter la presse prouve que ce n’est pas une réunion de travail mais un show où la police a été placée en situation d’alibi. Il y a urgence pour notre ville et particulièrement en matière de sécurité. Les citoyens attendent de nous des décisions. Chacun de nos groupes a des propositions sur ces questions qui sont développées en conseil. »

PTB, Ecolo et MR invitent la majorité PS-cdH à « se positionner sur celles-ci plutôt que d’organiser une mascarade. » Et de conclure que « le temps n’est plus aux questions mais aux décisions. » Pour rappel, dans notre édition, Elio Di Rupo avait concédé qu’il pensait à l’organisation de pareille réunion depuis « un bon moment, pour que chacun puisse débattre sur ces questions prioritaires. »

Si le maïeur souhaitait « un début démocratique aussi large que possible », force est de constater que sur la forme, majorité et opposition sont divisées.