La chambre spéciale des crimes correctionnalisés de Mons a entendu deux experts

Françoise Michaux (72 ans) a été violemment tuée à son domicile, situé à Roisin, le 12 octobre 2013. La septuagénaire a été retrouvée dans son manoir avec une balle dans la tête. Très rapidement, trois personnes étaient interpellées et inculpées : Anne Cornu (belle-fille de la victime), Edouard Donys (ex-compagnon d’Anne Cornu) et Grégory Dumont (un SDF âgé d’une trentaine d’années).

Compte tenu de la gravité des faits mais de l’absence d’antécédent judiciaire des trois inculpés, c’est la chambre spécialisée dans les crimes correctionnalisés de Mons qui jugera l’affaire. La chambre des mises en accusation en avait décidé ainsi. Si tout se déroule comme prévu, c’est en mai que les plaidoiries et le réquisitoire de l’avocat général sont attendus. Trois audiences sont d’ailleurs prévues les 7, 8 et 9 mai.

Devant le tribunal correctionnel ce lundi, les trois prévenus, dont deux sont détenus, étaient présents afin d’entendre les deux experts balistiques. Le tribunal ainsi que les avocats leur ont demandé de s’expliquer sur les prélèvements réalisés à l’époque du drame. Après une heure d’échanges et de questions, le président a indiqué que les débats reprendront début mai.

Même après plus de quatre ans, le mystère reste entier autour du meurtre de Françoise Michaux. La victime a été découverte dans sa maison, sans vie, en vêtements de nuit, par des voisins. C’est une voisine, inquiète en voyant le chien errer au sein de la propriété, qui a alerté la personne responsable de l’entretien des abords de la maison pour ouvrir la porte. Lorsqu’ils ont pénétré dans l’habitation, ils n’ont pu que constater l’horrible scène. Veuve depuis plusieurs mois et vivant seule dans une habitation isolée située dans la rue Emile Verhaeren, à Roisin, non loin de l’espace muséal dédié au poète, Françoise était une dame apparemment sans histoire.

La principale hypothèse qui est sur la table consiste à dire que le SDF a été l’exécutant, c’est lui qui aurait tiré sur la victime. Mais le crime aurait été commandité par Anne Cornu ou Edouard Donys. Le mobile serait une sombre histoire d’héritage. À suivre.