Deux points du dossier sont mis en cause

ÉCAUSSINNES Certains évoquaient la possibilité de destruction du bâtiment, d’autres parlaient de sommes astronomiques que la commune d’Écaussinnes aurait à débourser. On est finalement loin du compte.

C’est hier que le Conseil d’État a rendu son arrêt dans le dossier du bloc d’appartements construits à la rue du Daim. Cet arrêt casse le permis d’urbanisme octroyé en juin 2010 par la commune. Mais...

Deux aménagements sont en fait pointés du doigt par le Conseil d’État : la rétrocession à la commune d’une bande de terrain d’une largeur de deux mètres, destinée à être intégrée à une future voirie et la construction d’une voirie imposée le long de la rue du Daim (création d’un parking extérieur et d’un trottoir). Ces aménagements n’ont pas fait l’objet d’une enquête publique et n’ont pas été votés au conseil communal.

“Je trouve que cette décision montre bien que la saga, ce n’est pas ce dossier qui l’a construite mais bien le comportement de certains politiques. Outre ces deux points, on ne parle pas de corruption et autres,...”, s’exclame Eric Sirault, le promoteur du projet.

Désormais, la commune a la possibilité de corriger cette erreur administrative et de délivrer un permis dans les règles de l’art. “Soit cela se fera avec celui de 2010 auquel on apportera les modifications, soit avec un nouveau.” En outre, elle n’aura pas à payer de sommes astronomiques mais bien une centaine d’euros à peine, tout comme le promoteur.

Pour rappel, ce dossier a pourtant provoqué la démission du président du CPAS, Jean-Pierre Legge, qui se disait victime de pressions de tous côtés. Et le promoteur de conclure : “Tout ce qui a été dit a fait beaucoup de mal. J’ai passé de nombreuses nuits blanches. Et Jean-Pierre Legge a, lui, renoncé à son poste”.

Quant à la possibilité d’abattre le bâtiment, elle est, selon le promoteur, minime… “Des riverains pourraient en faire la demande. Mais, étant donné que la commune va très certainement parvenir à régulariser le permis, cela n’arrivera pas. Cela n’aboutit déjà pas bien souvent dans des dossiers avec bien plus d’infractions.”



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