Les boîtiers placés sur l'E19/E42 ont été incendiés en juin dernier.

Depuis plusieurs semaines, la vitesse des automobilistes n'est plus contrôlée sur l'autoroute E19/E42 à hauteur de Saint-Ghislain. Les deux radars fixes ne sont en effet plus en état de fonctionnement. Ils ont été tous les deux incendiés volontairement dans la nuit du dimanche 9 juin au lundi 10 juin 2019. Des personnes mal-intentionnées y avaient bouté le feu.

Les deux appareils ont inévitablement dû être retirés par la police fédérale. Il faut savoir que ces radars sont constitués d’une partie fixe (le boitier) et une partie amovible (le radar). Les boîtiers appartiennent au SPW (Service Public de Wallonie) tandis que les parties amovibles sont gérées par la police fédérale. Même si les boîtiers sont sérieusement amochés, ce sont surtout les dommages sur les appareils qui se sont avérés problématiques.

Ils ont donc été envoyés en réparation au sein d'une firme externe et seront réinstallés dès que possible. "Un des deux radars a déjà été réparé", précise la police fédérale. "L’autre est cependant plus endommagé et l’estimation de la réparation est toujours en cours chez le constructeur. Une fois réparés, les radars doivent repasser chez Vias (Ndlr : institut belge pour la sécurité routière) pour étalonnage avant de pouvoir être replacés."

Dans le cas présent, les auteurs n'ont pas pu être identifiés. Mais les sanctions peuvent être très lourdes. Classé comme dégradation volontaire de mobilier urbain, ce genre de vandalisme peut conduire à une peine de prison de 8 jours à 1 an avec une amende de 1 430 à 27 500 euros. Dans le cas d'un incendie volontaire, les peines de prison peuvent même être plus lourdes. 

Enfin, pour les nouveaux Lidars qui misent sur des technologies de pointe, la société qui fabrique ces appareils peut demander des sommes encore plus importantes. Dans un cas, le montant réclamé était de 250 000 euros. De quoi réfléchir avant s'attaquer à ces engins.