Mons

L'intercommunale IDEA a mandaté une entreprise pour procéder aux réparations.

Dans le courant du dernier week-end de mars, décision était prise de bloquer à la circulation l'entrée de la route des Herbières, dans sa portion entre l'avenue du Grand Air et la rue Defuisseaux. Une partie du terrain bordant la chaussée s'était en effet effondrée.

La semaine dernière, l'intercommunale IDEA nous confirmait qu'une entreprise de sous-traitance avait été désignée afin de procéder aux réparations mais que celles-ci prendraient plus de temps que prévu. En cause, des pièces qui sont en commande et qui ne devraient arriver que dans les prochains jours.

Toujours est-il que les Saint-Ghislainois s'interrogent. Sur les réseaux sociaux, un riverain a notamment partagé des images interpellantes, sur lesquelles on assiste à un véritable déversement d'eau. Ce lundi, à la faveur d'une interpellation de la conseillère communale Dorothée Gosselin (Osons!), la majorité PS-MR sera questionnée.


Pour le chef de file de l'opposition, Pascal Baurain, il est temps de faire la lumière sur cette situation. “ Depuis le 30 mars dernier, la rue est fermé à la circulation et l'eau se déverse à un débit particulièrement important ”, déplore-t-il. “ Je ne peux pas croire qu'un tel déversement, 24 heures sur 24 depuis pratiquement un mois, n'aura pas de conséquences sur le terrain et ses alentours. ”

Le groupe Osons! espère obtenir quelques informations supplémentaires lors du conseil communal de ce lundi. “ Ce n'est pas la première fois que cette conduite cède. S'agit-il d'une malfaçon à la base ? Est-ce que les produits qui transitent par cette conduite la détériorent ? Aujourd'hui, nous n'en avons aucune idée et pourtant, la question doit être posée.”

Du côté de l'IDEA, on expliquait que la conduite concernée a été placée en même temps que les usines du zoning et qu'elle est donc utilisée par les entreprises qui y sont aujourd'hui implantées. Leurs effluents épurés circulent via cette conduite avant d'être rejetés dans le milieu hydrographique. L'eau rejetée n'est donc pas potable. Des études sont toujours en cours afin de connaître les causes de cet affaissement.