Les réunions se multiplient afin de former des volontaires pour l'inventaire des pépites montoises.

Pas besoin d'être Indiana Jones et de parcourir des grottes semées de pièges pour mettre la main sur des trésors. La Cité du Doudou et ses villages sont en effet riches de leur petit patrimoine. Il ne demande qu'à être découvert. Ça tombe bien, la Ville de Mons en a lancé l'inventaire, en partenariat avec les associations les Montois Cayaux et Sauve mon petit pat.

Ça peut être une potale, un arbre remarquable, un belvédère ou encore un balcon en fer forgé. Le paysage est truffé de ces pépites qui racontent par les petits détails la grande Histoire. Mais les répertorier est une tâche fastidieuse et le temps est compté. Les démarches de la Ville et des associations s'inscrivent en effet dans un projet de la Région wallonne visant à protéger le petit patrimoine. Les communes comme Mons qui y prennent part ont officiellement depuis le mois de septembre un an pour faire l'inventaire de leur petit patrimoine. S'il est probable que la tutelle wallonne accorde un délai supplémentaire de quelques mois, c'est malgré tout une course contre la montre qui s'est engagée, tant l'ampleur du travail est considérable.

Alors, depuis plusieurs semaines, l'échevin de l'Urbanisme Maxime Pourtois et les associations – les Montois Cayaux pour l'intramuros et Sauve mon petit pat pour les 18 anciennes communes du Grand Mons – multiplient un peu partout les réunions d'information et les réunions techniques. Le but? Mettre sur pied dans chaque village des comités de citoyens qui s'organiseront ensuite, au gré de ballades, pour dresser l'inventaire du petit patrimoine dans leur patelin. Une méthode de travail, des conseils et des fiches signalétiques sont fournis. Les comités composés de citoyens volontaires ont ensuite toute latitude pour avancer.

Les résultats seront alors compilés par les autorités communales et les associations pour être envoyés à la Région wallonne en vue d'inscrire un maximum de trésors sur la liste de sauvegarde du petit patrimoine. L'enjeu est de taille. Sans être intouchable comme un monument classé, le petit patrimoine inscrit sur la liste de sauvegarde devra tout de même faire l'objet d'un permis d'urbanisme spécifique. Les autorités communales ou les propriétaires pourraient en outre bénéficier de subsides pour la mise en valeur ou la rénovation de ce petit patrimoine.

Mais pour l'heure, il faut se retrousser les manches et faire l'inventaire de ces témoins du passé. Plusieurs réunions se sont déjà tenues à Hyon, Cuesmes ou Ghlin notamment. La prochaine réunion d'information se déroulera à Havré le 11 décembre. Il n'est évidemment pas trop tard pour rejoindre le comité de son quartier ou de son village. Les autorités montoises et les associations impliquées dans ce projet espèrent pouvoir mobiliser un maximum de monde afin de dresser le plus large inventaire possible pour la sauvegarde du petit patrimoine montois.