Le drame de Strépy-Bracquegnies, où deux cousins à bord d'une BMW Série 5 ont provoqué un carnage en fonçant dans un groupe de participants au carnaval, a provoqué un émoi national et international. De quoi remettre en cause l'organisation de manifestations folkloriques, ou renforcer de nouvelles mesures de sécurité dans l'encadrement des futures manifestations folkloriques?

A Mons, hasard du calendrier, une réunion de sécurité avait justement lieu ce matin entre les autorités communales et les services de police pour faire le point sur les mesures de sécurité qui seront mises en place lors de la cavalcade de Jemappes, prochaine grande manifestation sur le territoire montois. "C'était une réunion à l'ordre du jour habituel, même s'il y a eu forcément un regard plus attentif par rapport aux mesures de sécurité, étant donné l'actualité", indique la porte-parole du collège communal.

Néanmoins, il ne faut pas s'attendre à de grands bouleversements, pour la bonne et simple raison que "toutes les dispositions sont déjà prises depuis plusieurs années par rapport aux voitures." En 2017, suite à l'attentat de Nice où un camion avait foncé dans la foule sur la promenade des Anglais, des mesures de sécurité ont été prises pour prévenir d'éventuelles attaques à la voiture-bélier. "Tout le périmètre concerné par les festivités sera bloqué aux véhicules, des gros blocs de béton d'une demi tonne seront placés sur les voiries permettant d'accéder à ce périmètre."

Depuis cinq ans, la zone de police Mons-Quévy loue également des barrières escamotables anti voitures et camions béliers lors de la cavalcade et du Doudou, installées sur les axes principaux.

"Tout le dispositif a été réexaminé et la conclusion était que l'on ne peut pas faire plus. On est déjà au niveau de prévention maximale", poursuit la porte-parole. "Il est totalement impensable pour une voiture de rentrer dans le périmètre sécurisé."

Reste la question du ramassage, démarrage traditionnel de la cavalcade de Jemappes, comme dans tous les carnavals du Centre. Et qui se déroule suivant les habitations privées d'où partent les participants, pas nécessairement dans le périmètre de sécurité. A ce stade, à part demander aux participants de redoubler de vigilance, il semble difficile de faire plus, mettre une patrouille de police derrière chaque groupe s'avérant tout bonnement impossible.