Mons Les enseignants du cycle primaire demandent le départ de leur préfète.

Ce jeudi matin, les enseignants de la section primaire de l'école internationale du SHAPE se sont croisés les bras pendant près d'une heure. De 11h à 11h49, la quasi totalité du corps professoral a en effet marqué un arrêt de travail pour protester contre les agissements de la préfète. "Le personnel s'impatiente et attend une mesure d'écartement", explique Philippe Jonas, secrétaire régional CGSP-Enseignement.

La préfète de l'école internationale est au cœur de la tempête depuis plusieurs mois. La faute à toute une série d'agissements qui lui sont reprochés : abus d’autorité à répétition sur certains enseignants, éducateurs ou élèves, problèmes d’organisation, etc. Les soucis ont pris une telle ampleur que la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns (CDH) s'en est mêlée. "Une mission d’enquête a lieu pour approfondir les contenus d'une première mission d'investigation déjà menée", annonçait-elle en Commission de l'éducation. "L’inspection générale est envoyée dans l’école pour établir un rapport d’enquête, lequel nous permettra de prendre des mesures."

Aucune mesure n'a toutefois été prise jusqu'à présent. "Des professeurs sont encore reçus en audition mais rien ne bouge. Voilà pourquoi certains enseignants du primaire commencent à s'impatienter", précise Philippe Jonas qui, en plus de cet arrêt de travail, a déposé un préavis de grève (non daté) ce lundi 19 mars. "Suite au Comité de Concertation de Base du 15 mars, la CGSP de Mons-Borinage dépose un préavis de grève pour obtenir l'écartement de la préfète", est-il notamment écrit dans un courrier adressé à la ministre Marie-Martine Schyns.

Ce sont des récents faits qui ont pousser la CGSP à aller encore plus loin. "Nous avons assisté à une véritable séance d'humiliation à l'encontre du comptable, Monsieur X. Après la directrice du primaire, la coordinatrice, un éducateur en accident de travail, voici maintenant Monsieur X qui subit les agissements de la préfète", explique le courrier de préavis envoyé à la ministre. "De plus, l'enquête ne se déroule pas du tout dans un climat serein du fait des pressions exercées par ce chef d'établissement. Il est urgent de prendre les mesures nécessaires."

La situation semble donc de plus en plus électrique dans les couloirs de l'école internationale du SHAPE. La mission d'enquête mandatée par la ministre Schyns devrait bientôt se terminer. Les conclusions seront alors dressées et les éventuelles sanctions prises dans la foulée.