Le tribunal correctionnel de Mons a condamné trois SDF montois à des peines de six et trois ans de prison pour des faits de torture avec armes d'un autre sans-abri. L'arrestation immédiate d'une dame a été ordonnée. Le tribunal a acquitté trois hommes. Le 16 juillet 2020, un promeneur a retrouvé M.D. couché sur le sol non loin du stade Tondreau à Mons. Il avait le visage ensanglanté et une profonde entaille au bras. Transféré à l'hôpital, M.D est resté quarante jours dans le coma. Les caméras de surveillance ont été exploitées et des suspects ont été identifiés, dont un couple de SDF spécialisé dans l'agression de personnes précarisées.

F.M, 39 ans, a été placé sous mandat d'arrêt le 18 juillet 2020. Lui et sa copine C.F ont très mauvaise réputation dans le milieu des SDF. F.M est en état de récidive après avoir écopé de 20 mois de prison en mars 2015 pour vol et incendie. Son casier judiciaire mentionne d'autres condamnations. Il est en aveux des coups portés à la victime, notamment avec une lame de rasoir. Alors que le ministère public avait requis 15 ans de prison, le détenu est condamné à une peine de six ans de prison ferme.

Sa compagne avoue avoir porté des coups de marteau dans les genoux de la victime. Elle est condamnée à une peine de trois ans de prison ferme, prononcée par défaut, et le tribunal a ordonné son arrestation.

A.C, 21 ans, est aussi en aveux des faits. Il a été placé sous mandat d'arrêt le 18 juillet 2020 puis placé sous surveillance électronique le 18 mars 2021 par un arrêt rendu par la chambre des mises en accusation. Il est en aveux des coups et a fait savoir qu'il voulait se venger de M.D, lequel avait glissé une gélule de méthadone dans sa bière à son insu. Il écope d'une peine de trois ans, assortie d'un sursis probatoire de quatre ans pour ce qui excède la détention préventive.

Trois autres hommes sont acquittés.