C'est dans la pénombre que brille la lumière. La crise sanitaire a ainsi vu fleurir des actions solidaires, et la Cité du Doudou n'échappe pas à la règle. Association ayant pour but d'améliorer les conditions de vie et le statut des femmes et des filles, le club Soroptimist de Mons-Borinage apporte lui aussi sa pierre à l'édifice solidaire avec plusieurs actions qui trouvent un écho particulier dans le contexte de la pandémie.

À l'approche des fêtes par exemple, les membres du club avaient pour habitude de s'échanger des cadeaux de Noël. Elles y renoncent cette année au profit d'une cagnotte alimentée avec les montants prévus pour les cadeaux. La somme ainsi récoltée sera remise à Emily que les amateurs de douceurs connaissent bien à Mons. Elle tient en effet la pâtisserie Milypat. Mais elle distribue surtout aux hôpitaux les cupcakes qu'elle réalise. Les Soroptimistes de Mons-Borinage voulaient donc soutenir sa démarche.

L'association organise aussi habituellement un marché de Noël durant lequel une opération "boîtes à chaussures" permet de réunir des dizaines de cadeaux destinés à l'épicerie du cœur de Mons. On le sait, le coronavirus a eu raison des marchés de Noël partout dans le pays. Mais nos Soroptimistes montoises n'ont pas renoncé à leur opération solidaire pour autant. Le 12 décembre, le restaurateur Cardi ouvrira donc son salon de 10 à 16h, dans le respect des règles sanitaires. Il sera possible de venir y déposer des colis qui seront ensuite remis, comme l'an dernier, à l'épicerie du cœur pour être distribués aux plus démunis.

Enfin, une troisième action n'est pas directement liée à la crise du coronavirus, mais témoigne de l'esprit qui anime l'association. A la suite de la terrible explosion du port de Beyrouth en août dernier, Carole, membre d'origine libanaise du club Soroptimist, a pris contact avec une ONG locale, "Beit el Baraka", qui vient en aide aux sinistrés. Les besoins sont immenses, difficile d'y répondre à tous. Aussi, le club montois a choisi plus particulièrement d'aider une jeune fille ayant tout perdu pour lui permettre de poursuivre les études qu'elle avait entreprises avant la catastrophe. Comme le virus ou les drames qui peuvent balayer une vie, la solidarité n'a heureusement pas de frontières.