Mons La nouvelle structure d’Arne Quinze a été inaugurée vendredi soir.

Le vent souffle dans le haut de la rue de Nimy à Mons… L’inauguration, enfin la seconde inauguration, du Passenger d’Arne Quinze était organisée vendredi soir à l’occasion de la dernière saison de Mons, capitale européenne de la culture. Et comme lors du premier cru, de nombreux badauds ont déambulé sous les kilomètres de bois aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Si les déboires d’Arne Quinze à Mons n’ont pas cessé d’alimenter les conversations, hier soir, à Mons, c’était encore un vent de fête qui soufflait sur la Cité du Doudou. Évidemment, la question qui taraude ne passe pas inaperçue : est-ce que ça va tenir ? "Oui", assure-t-on tant du côté de l’artiste himself, de la Fondation Mons 2015 et des trois bureaux d’études.

L’artiste , présent hier soir sous son œuvre, a reconstruit une structure monumentale, à ses frais, suite aux nombreux problèmes de stabilité qu’avait connus sa première structure et qui avaient conduit les autorités montoises à ordonner son démontage en janvier dernier, par mesure de sécurité publique.

Alors avec cette nouvelle mouture du Passenger, les yeux sont rivés vers les poutres de bois. "Je ne suis pas très à l’aise, je dois bien l’avouer", confiait Virginie, une Montoise plutôt dans le camp des partisans de l’artiste. "Ça va passer… Je crois que c’est psychologique". Si l’affaissement partiel de la première structure n’a fait aucun blessé, les craintes des riverains et des passants ne sont pas encore totalement apaisées. "Je vais attendre quelques semaines avant de me prononcer", tempère un riverain. "Ça doit tenir cinq ans… Quand ça aura tenu plus de cinq semaines, je serai soulagé et je pourrais envisager qu’elle pourrait effectivement rester durant quelques années".

Hier soir , la structure monumentale de 43 mètres de long, 30 mètres de large et 16 mètres de haut composée de quelque 30.000 planches en bois solidarisées avec 45.000 vis s’est totalement illuminée en présence de la foule et du DJ. C’était encore une belle occasion de faire la fête à Mons. "Je suis venu parce que j’aime bien le concept", explique Julien. "Je n’aime pas spécialement mais je trouve ça amusant et puis, ça met de la lumière dans cette rue qui est assez sombre". Espérons que la première mésaventure de Quinze à Mons en décembre 2014 soit la dernière. Et malgré les températures hivernales, à Mons, beaucoup croisent les doigts.