Mons

Le jeune homme a également été piétiné par ses agresseurs.

La journée avait été bonne, l’ambiance bon enfant. Mais ce dimanche aux alentours de 20 heures, la soirée a viré au cauchemar pour Laurine Olivier, ses amis et son frère. Le petit groupe avait emprunté la rue de Nimy pour rejoindre sa voiture lorsque les choses ont dégénéré. Face à eux, un groupe composé d’une quinzaine de personnes.

"C’est vraiment ridicule et choquant car c’était une agression totalement gratuite", explique la jeune femme. "Derrière nous, l’une des filles de ce groupe marchait en chaussettes. Le reste du groupe lançait une chaussure lorsque je l’ai reçue sur la tête. Je n’ai rien dit, j’ai continué à marcher. Lorsque mon frère l’a à son tour reçue, il a pris la chaussure et l'a relancée sur le côté."

Un geste qui n’a visiblement pas été apprécié. "La fille s’est mise devant nous, elle nous disait que nous faisions les malins. Elle nous a vraiment cherché. Nous avons tenté de ne pas répondre, nous avons continué à marcher jusqu’à ce que l’un de ses amis arrive par derrière et frappe à la tête mon frère à l’aide de la chaussure. Mon frère a répliqué et s’est finalement retrouvé au sol. Il a été roué de coups au visage, dans le dos. Il a également été piétiné. Ce lundi, il avait encore des traces dans le dos."

Aujourd’hui, la victime, âgée de 26 ans, souffre d'une une fracture du péroné, du tibia et de la malléole. L’amie de Laurine Olivier a quant à elle eu la tête claquée dans un mur. "Nous avons passé la journée de lundi aux urgences car en matinée, mon frère est tombé dans les pommes et a convulsé. Les médecins pensent à un contrecoup car les examens de la tête n’ont rien mis en évidence." 

Plusieurs personnes ont assisté à la scène. Laurine et ses amis recherchent désormais un maximum de témoignages ou, mieux, des vidéos. "Nous avons déposé plainte et nous souhaitons avoir un dossier en béton afin de démontrer que c’était de l’acharnement, que rien ne peut justifier une telle violence. Plusieurs individus ont pu être interpellés mais certains sont partis avant l’arrivée de la police."

La police de Mons-Quévy confirme l’interpellation de cinq individus. Trois d'entre eux ont été privés de liberté.