Ce lundi, des interventions sont encore en cours mais leur nombre diminuent au fil des heures.

Ils étaient en caserne pour dispatcher les équipes ou sur le terrain pour venir en aide aux citoyens sinistrés. La tempête Ciara aura mis à contribution les pompiers de la zone de secours Hainaut-Centre. Dès ce dimanche matin et jusqu’à ce lundi, ils étaient massivement mobilisés pour assurer les diverses interventions répertoriées.

"Ce lundi, nos équipes sont toujours très sollicitées, principalement au niveau des postes de Mons et de la Louvière. Dans les plus petites casernes, la situation se calme peu à peu", explique Baudouin Vervaeke, commandant de la zone. "Nous n’avons heureusement pas eu de dégâts majeurs, à l’exception de l’église de Bassilly (commune de Silly, NdlR) dont un pan s’est effondré. Il s’agissait surtout de toitures endommagées, d’arbres déracinés, de poteaux électriques endommagés."

De même, un risque d’inondation dans le courant de la nuit n’était pas exclu. Il n’en a finalement rien été. "Toutes nos interventions étaient vraiment liées aux rafales de vent. Nous en avons comptabilisé plus de 800 sur l’ensemble de la zone. Nous tournons autour de 300 en caserne de Mons, une septantaine du côté de Binche et environ 150 à La Louvière. Sur l’ensemble des postes de Soignies, Braine et Enghien, nous tournons autour de 200."

La tempête était annoncée et le pays avait été placé en alerte. Les secours avaient donc pu s’organiser. "Samedi, l’ensemble du matériel avait été préparé afin que dimanche dès les premières heures, les équipes soient prêtes. Chaque poste s’est organisé en fonction du matériel et des effectifs disponibles et a couvert son territoire en fonction des informations communiquées via le 1722." Un numéro a déjà fait ses preuves et qui permet de dissocier les urgences des interventions mineures.

"Nous avons par exemple eu un incendie dans un garage, à La Louvière, dans la nuit de dimanche à lundi. Si nous savons que la réparation d’une toiture peut attendre, ce n’est pas le cas d’un incendie. Nous concentrons bien sûr nos efforts sur les interventions les plus urgentes." Ce lundi, les prévisions sont un rien plus clémentes. Le gros de la tempête est donc derrière nous, même si de fortes rafales et averses sont encore annoncées.

Notons encore que la disparition de la protection civile de Ghlin a quelque peu compliqué la tâche des pompiers. "Nous avons fait appel à elle pour l’église de Bassilly. Les délais sont forcément plus longs (elle vient désormais de Crisnée, en province de Liège, NdlR). La protection civile était une véritable aide pour nos services."