Le conseil d’administration de Télé MB devra se positionner rapidement pour apaiser les vives tensions sociales qui secouent Télé MB depuis déjà longtemps. Vendredi, les membres du personnel étaient invités à s’exprimer face au conseil d’administration. Ce lundi, c’était au tour du directeur général, David Flament, d’être entendu.

“Nous avons donné la parole au personnel vendredi durant plus de deux heures mais il ne nous avait pas été possible d’entendre le directeur, ce qui nous semblait indispensable pour établir une analyse objective de la situation”, explique Philippe Wilputte, président du conseil d’administration. Cette rencontre était organisée ce lundi après-midi mais pas question, pour le CA, de prendre une décision hâtive.

“La situation n’est pas si simple. Nous souhaitons désormais rencontrer d’autres intervenants, notamment d’autres membres du comité de direction. Cette rencontre se tiendra ce jeudi en milieu d’après-midi. Nous tâcherons ensuite de ne pas traîner avant de nous positionner. Notre volonté est simplement de faire le tour de la question et de ne pas trancher à la va-vite.”

Le climat social au sein de la télévision locale est pourtant tendu. À tel point qu’il y a deux semaines, le personnel avait décidé de se croiser les bras en signe de protestation. Du côté du SETca, on insiste sur la nécessité de prendre une décision alors que la confiance est rompue entre le personnel et la direction. “C’est le message que nous avons rappelé lors du dernier conseil d’administration”, souligne Patrick Salvi pour le SETca.

“La demande du personnel est claire et pratiquement unanime : nous demandons le départ de David Flament. Il n’est pas le directeur dont Télé MB a besoin, il n’a pas apporté ce que les équipes espéraient. Jusqu’à présent, nous nous sommes montrés patients et très mesurés dans notre communication afin de laisser un maximum de place à la concertation et au dialogue avec le CA mais nous attendons désormais une prise de position.”

Reste donc à voir quelle attitude adoptera le conseil d’administration à l’issue de ses nombreuses rencontres. Ce lundi, David Flament n’a pas souhaité s’exprimer sur le dossier qui le concerne. Pour rappel, les travailleurs lui reprochent “une organisation du travail à ce point chaotique que les programmes de rentrée sont mis au frigo jusqu’en janvier suite à une décision unilatérale” et des relations professionnelles “qui évoluent dans un contexte relationnel dégradé.” Une motion de méfiance à l’égard de David Flament avait déjà été déposée en décembre 2015. La confiance n’a pu être restaurée, que du contraire : le point de non-retour semble atteint.