Mons

Après les Louviérois, les Montois protestent au sujet des négociations sur le règlement de travail.

C'est le branle-bas de combat devant la caserne de Mons ce mercredi matin. Tous les véhicules des pompiers sont sortis, sirènes hurlantes. Pas de catastrophe SEVESO à l'horizon ni même un exercice d'envergure. Mais une protestation tonitruante sur les négociations relatives au règlement de travail.

Le passage en zone de secours aura été difficile pour celle d'Hainaut-Centre. Et c'est presque un euphémisme. Depuis, les autorités s'attèlent à rattraper les déboires d'une transition ratée. C'est ainsi qu'un règlement de travail, très attendu, est en cours d'élaboration. Mais les discussions avec la direction de la zone ne se profilent pas de la meilleure des manières pour les hommes du feu. Les pompiers de La Louvière l'ont fait savoir mardi par une action devant la caserne. C'est au tour des Montois de relayer le mécontentement ce mercredi.

" Nous attendons ce règlement de travail depuis très longtemps ", explique Christophe Willock, pompier montois et délégué SLFP. " La semaine dernière, nous avons reçu un premier jet pour en discuter avec le personnel. Nous avons une semaine pour réagir à un document de 190 pages avant la réunion technique qui se tiendra lundi prochain. C'est trop court pour travailler dessus et le personnel n'est pas d'accord sur toute une série de points comme l'octroi des congés ou la mobilité entre postes. "

Le ras-le-bol est palpable dans les casernes. " Un règlement de travail, c'est hyper important ", relève un pompier louviérois. " Ça va définir nos conditions de travail pour les années à venir. Mais on nous demande des tas de choses impossibles. Et ça va toujours dans un sens, mais pas dans l'autre. Pourtant, si nous avons des devoirs, nous avons aussi des droits. "

Les négociations sur le règlement de travail s'annoncent tendues. " On a l'impression que la direction essaie de passer en force, sans tenir compte de l'avis des syndicats. C'est pourquoi aujourd'hui, nous menons cette action et nous montrons solidaires de la caserne de La Louvière ", indique ce pompier montois.

D'autres actions pourraient être menées. Ou pas. Tout dépendra de la suite des discussions. Les pompiers n'entendent pas se laisser faire s'ils ne sont pas respectés. " Nous essayons de calmer le personnel, mais la tension est vive. Cette action est une façon d'annoncer la couleur avant les discussions officielles. On verra si d'autres actions seront menées. Tout dépendra du dialogue qui sera mis en place lors de la réunion de lundi prochain ", conclut Christophe Willock.