Mons Le collectif demande l'accès à tous les documents sur les décisions et l'argent public de Mons.

Il y a deux semaines, Claude Archer et son collectif bruxellois Transparencia étaient venus à Mons afin de demander à l'administration communale d'ouvrir davantage l'accès à ses documents officiels."C’est-à-dire tous les procès-verbaux des conseils et des collèges communaux, tout ce qui concerne les subsides, les marchés publics, etc.", précise Claude Archer qui a déjà obtenu gain de cause dans plusieurs communes bruxelloises. 

La venue à Mons de Transparencia faisait suite à une information que nous avions dévoilée. Les conseillers communaux, dont Georges-Louis Bouchez (MR) qui avait révélé l'affaire, ont récemment dû payer 136 euros pour obtenir le compte rendu de séances du collège montois qui refuse désormais de les envoyer par mail. "Cela devrait être gratuit", affirme Claude Archer qui, à la suite de sa venue à Mons, a mis sur pied un comité de citoyens montois.

Le collectif s'apprête donc à repasser à l'attaque puisque ses demandes n'ont pas été entendues. Claude Archer souhaitait en effet obtenir un rendez-vous avec le bourgmestre Elio Di Rupo (PS) ou son chef de cabinet Stéphane Maucci. Mais la réponse de ce dernier n'a pas été à la hauteur de leurs attentes. "Stéphane Maucci m'a dit qu'ils ne changeront pas d'avis pour les 136 euros des documents du collège", poursuit Claude Archer"Il fait la sourde oreille aux revendications de transparence et campe sur sa position... Il refuse également de donner la liste des membres des cabinets du bourgmestre et échevins, dont le salaire est pourtant payé par les Montois, ainsi que l'accès à d'autres donnée publiques."

Transparencia avait créé un premier rassemblement dans le Passage du Centre, ce qui devrait être réédité la semaine prochaine. "Nous repasserons à l'action autant de fois qu'il le faudra pour que les citoyens puissent avoir accès à tous les documents sur les décisions et l'argent public de Mons." Cette fois-ci, le collectif viendra manifester devant l'hôtel de ville.

De son côté, la ville affirme s'en tenir aux textes légaux et explique avoir déjà répondu aux questions de Transparencia. 

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