Une bande face à la justice pour des braquages, des vols avec violence, des courses-poursuites,…

Ils étaient dix prévenus, sept présents dont quatre détenus (et/ou sous bracelet électronique) à comparaître ce lundi devant le tribunal correctionnel de Mons.

Des car-jackings, des coups provoquant une incapacité de plus de quatre mois, des braquages, un incendie criminel d’un véhicule volé, cinq cambriolages, sept tentatives de vols et une kyrielle de vols simples sont à charge des prévenus, âgés de 18 à 25 ans. “Tous les faits se passent dans la région du Centre et sont commis par ces individus très jeunes qui jouent à GTA dans les rues”, peste le substitut Moinil.

La délinquance est variée, les délits se multiplient et s’intensifient jusqu’à la fin janvier 2017. Des cambriolages en 2016, certains passent aux attaques à main armée en quelques mois. C’est ainsi qu’une partie civile est abandonnée le crâne fracassé sur un parking. L’un des prévenus a en effet pris la fuite avec son Audi A3, même s’il assure l’avoir achetée pour 600 euros et un Smith&Wesson “pourri”.

Dans la foulée, une mère a eu la peur de sa vie lorsque la bande a embarqué sa Nissan Qashqai, avec son bébé de cinq mois encore à bord. Un livreur de librairie a reçu des coups alors que la bande de malfrats s’attaquait à sa marchandise. Un magasin de nuit a été dévalisé et saccagé après le passage de ces petites terreurs de la région du Centre. Au total, l’estimation du butin s’élève à plus de 15.000 euros et une série de voitures.

“J’avais besoin d’argent pour manger”, “pour soigner mon fils”, “je n’ai pas volé, il s’agissait de la plaque d’immatriculation de mon père” ou “j’ai trouvé, par terre, la clé d’une Ford Fiesta”, ont argumenté les prévenus, non sans une certaine désinvolture. “C’était le salon de l’auto avant l’heure… Mais si ce n’était qu’un essai de la Ford, ce n’était pas la peine d’entamer une course-poursuite avec la police !,” rétorque le substitut en réponse aux explications fournies au tribunal.

Pour la plupart des préventions, les prévenus sont timidement passés aux aveux. Pour établir la culpabilité, le ministère public s’est quant à lui basé sur l’enquête policière, la téléphonie, les ADN retrouvés, les témoignages des victimes (dix sont parties civiles au procès), les images des caméras, les casiers judiciaires déjà bien chargés des uns et des autres, ainsi que les différentes mesures de faveur déjà octroyées.

Pour le meneur de la bande, une peine de dix à quinze ans de prison est réclamée. Deux prévenus en récidive risquent entre sept et dix ans de réclusion. Les sept autres prévenus encourent entre 40 mois et quatre ans de prison. Jugement fin février.