Dans certaines communes, ces rencontres sont déjà bien implantées

En septembre dernier, Jean-Marc Delrot, chef de corps de la zone de police boraine, invitait pour la première fois les citoyens des cinq communes concernées (Saint-Ghislain, Frameries, Boussu, Colfontaine et Quaregnon) à partager un café avec leur agent de quartier. Un projet lancé dans le but de favoriser les interactions entre policier et riverains dans un lieu neutre, en dehors du commissariat.

Force est de constater qu’après seulement trois mois de mise en œuvre, le projet séduit. “La première séance avait été proposée à Frameries. Depuis, nous en avons organisé une dizaine à gauche et à droite. Le concept semble clair et apprécié tant par la population que pour les policiers qui y prennent part”, commente le chef de corps. Entre 10 et 30 personnes répondent généralement à l’invitation.

Sur certaines communes, notamment Frameries et Boussu, les rencontres sont d’ores et déjà devenues un rendez-vous attendu par les citoyens, qui profitent de ces moments dédiés pour évoquer leurs préoccupations et poser leurs questions. “Les rencontres y sont déjà organisées de manière récurrente. Sur Frameries, nous avons même signé des conventions d’occupation de bâtiments avec d’autres partenaires sociaux.”

Les objectifs pour cette année 2019 sont donc clairs : intensifier les rencontres et s’implanter plus durablement encore sur l’ensemble de la zone. “Ces partages de café permettent un contact direct avec les agents de quartier, qui sont malheureusement encore trop souvent inconnus des habitants. Notre souhait, c’est qu’ils soient connus et reconnus, qu’ils soient des interlocuteurs privilégiés. Ces rencontres permettent aussi d’attirer un public différent qui ne se déplacerait par forcément jusqu’aux commissariats.”

Selon le chef de corps, les sujets de discussions sont aussi nombreux que variés. “Cela va d’un problème de sécurité routière à l’absence de pavés sur un trottoir en passant par un sentier qui n’est pas élagué,… Les agents sont alors des relais vers les communes, les CPAS ou les sociétés de logement.” Pour l’heure, une septantaine de policiers est déjà impliquée sur le territoire borain. Ce nombre pourrait encore augmenter à l’avenir puisque Jean-Marc Delrot a pour ambition de renforcer les effectifs en proximité