Les dés ne sont pas encore jetés à la protection civile selon Georges-Louis Bouchez (MR)

MONS La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) lançait un pavé dans la mare en exposant son plan de réforme de la protection civile. Selon ce plan, la caserne de Ghlin, qui occupe près de 120 agents, fermait purement et simplement à la fin 2018. Les agents des unités opérationnelles seraient affectés dans les deux casernes (Crisnée et Brasschaat) mais pourraient aussi rejoindre le service 112, le SPF Intérieur, et les zones de secours. Les pompiers de la zone de secours seraient, quant à eux, contraints de reprendre des missions autrefois réalisées par la protection civile.

Selon Georges-Louis Bouchez (MR), qui s’appuie sur des discussions avec le 16, rue de la Loi, la caserne de Ghlin n’est pas mise au placard. Elle sera même partiellement maintenue grâce à la présence du SHAPE (le Quartier général des Puissances alliées en Europe) situé à Maisières. "Nous n’abandonnons pas le territoire", précise-t-il. "Deux casernes vont gérer les missions spécifiques à savoir Crisnée et Brasschaat, mais deux autres vont demeurer avec un contingent en fonction de la spécificité de leur territoire. Celle de Ghlin grâce à la présence du SHAPE et celle de Jabbeke grâce à la côte seront ainsi partiellement maintenues avec du personnel de la protection civile et du matériel."

Selon les premières estimations, une petite dizaine d’agents resterait à Ghlin pour veiller sur le territoire. "Sept agents seront maintenus en fonction sur le site et chargés des missions de sécurité au SHAPE. Tout cela doit encore faire l’objet de négociations mais c’est moins alarmant pour la sécurité des citoyens que ce que certains dénoncent."

Démolir le site ghlinois ne serait pas à l’agenda. "D’autant plus que du personnel de la zone de secours pourrait y être affecté. Le site va demeurer, contrairement à celui de Libramont qui va être totalement fermé." L’enjeu sera néanmoins de déterminer le nombre d’agents affectés sur ce site. "Au total, 163 agents de la protection civile sur 479 vont devoir être réaffectés. Il faudra évaluer combien d’entre eux pourront être réaffectés dans les zones de secours et plus particulièrement dans celle de Hainaut-Centre. Cela fera partie des négociations."

Cette réforme prévoit aussi de spécifier les missions de la protection civile, qui est de plus en plus impliquée dans les missions habituellement dévolues aux pompiers. Autrement dit, ces agents ne pourront agir qu’en cas d’incidents chimiques, bactériologiques, nucléaires, dans la recherche des personnes et les missions de longue durée.