Mons

Le coach mental Geoffrey Mahieu obtient sa carte verte et bénéficiera des droits identiques aux Américains.

Vivre le rêve américain, c'est une envie qui a déjà traversé la tête de nombreuses personnes. Certains autres l'ont fait. Il y a cinq ans, Geoffrey Mahieu et sa famille ont quitté Mons et sa région pour partir s'installer en Californie, dans la ville d'Atascadero, située à mi-chemin entre Los Angeles et Francisco. Pour rester y vivre et exercer son métier de coach mental, le Montois de 44 ans a dû se battre pour obtenir et renouveler ses Visa. Mais ces lourdes démarches font désormais partie du passé.

Geoffrey Mahieu vient d'obtenir sa carte verte, un précieux document qui lui permet, à lui, sa femme et ses deux filles, de devenir officiellement résidents aux USA et d'acquérir des droits identiques aux Américains. Et ce, grâce à son métier. "Dans le document reçu, il est écrit que l'Etat américain reconnaît mes compétences exceptionnelles", sourit Geoffrey Mahieu. "C'est la même carte verte que l'on donne aux vedettes étrangères. Les Etats-Unis estiment que je fais partie des meilleurs dans mon métier et que je peux apporter quelque chose de supplémentaire à leur pays."

© BAUWERAERTS DIDIER

Celui qui s'occupe de plusieurs sportifs et hommes d'affaires, en Belgique et aux Etats-Unis, a eu besoin d'une année complète de démarches et d'un dossier de près de 1800 pages pour convaincre les Etats-Unis. "J'ai dû prouver que les athlètes que je coache obtiennent des résultats grâce à moi, que mes clients évoluent et que j'avais une certaine reconnaissance en Belgique, notamment via la presse."

Le Montois pourra désormais s'épanouir complètement Outre-Atlantique. "Je vais pouvoir m'implanter davantage. Je n'ai plus une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je pourrais coacher des clients là-bas avec la certitude de pouvoir rester aux USA. En plus de ça, mes deux filles pourront aller à l'université là-bas comme de vrais Américains. Dans cinq ans, nous pourrons d'ailleurs, si nous le souhaitons, demander la nationalité américaine."

Mais il n'oublie pas pour autant sa patrie. "Mon rêve ultime, c'est d'ailleurs de coacher une équipe nationale belge. Le basket-ball ou le football en priorité mais j'aime tous les sports. Je reviens régulièrement en Belgique donc c'est tout à fait conciliable", ponctue celui qui a longtemps possédé un cabinet de coaching mental à la rue de Nimy, à Mons.