C’est un appel à l’aide qui a enflammé la toile en moins de 24 heures, suscitant des réactions jusqu’en France. Franck se retrouve à la rue avec sa mère, âgée de 74 ans et malade du cancer. Le Montois a dû quitter le logement privé qu’il occupait pour insalubrité.

"Nous dormons dans notre voiture dans un garage que je loue. Toutes les démarches ont été faites au CPAS. Aucun logement de transit ou logement social, rien. On n’en peut plus, on est épuisé", témoigne Frank sur les réseaux sociaux, expliquant qu’il cherche d’urgence un appartement de deux ou trois chambres dans la région de Mons pour un loyer maximum de 700 euros.

Le Montois témoigne n’avoir aucun soutien du CPAS. Mais du côté des autorités communales, la version est tout autre. On nous explique en effet qu’à travers le CPAS, Toit&Moi ou encore l’Agence Immobilière Sociale, Frank se serait vu soumettre six propositions de logement et les aurait toutes déclinées. On indique donc qu’on ne peut pas aider quelques sous la contrainte et on apprécie peu de voir les services sociaux épinglés sur les réseaux, alors qu’ils ne ménagent pas leurs efforts pour accomplir un travail pas toujours évident.

300 personnes relogées

D’ailleurs, le bourgmestre et la présidente du CPAS font le point sur le relogement à Mons. Au cours des 21 derniers mois, près de 300 personnes en détresse ont pu être relogées par l’Atelier Recherche Logement du CPAS. "Le logement est un droit essentiel. Et pourtant, de plus en plus de citoyens éprouvent des difficultés à se loger dans notre pays. Pour une frange de la population, c’est même devenu impossible. Il est donc primordial de pouvoir aider ces personnes à retrouver ce droit essentiel et c’est la raison pour laquelle le CPAS de Mons a mis en place un service d’aide à la recherche de logement. Pour les personnes concernées, se retrouver sans domicile se révèle souvent traumatisant. L’équipe de l’Atelier Recherche Logement propose un véritable accompagnement afin d’aider les citoyens à retrouver un toit au plus vite, et cela, dans les meilleures conditions", précise le bourgmestre Nicolas Martin.

L’Atelier de Recherche Logement vient ainsi en aide aux SDF, victimes d’incendie ou de violences conjugales. Ou aux personnes qui comme Frank, ont vu leur habitation déclarée insalubre. Les citoyens relogés en urgence par le CPAS disposent d’un suivi et d’un accompagnement de la part des assistants sociaux de l’Atelier Recherche Logement afin de trouver leur propre habitation. L’accompagnement s’effectue également dans la réalisation de dossiers administratifs en vue notamment d’introduire une demande de logement social, mais aussi privé. Car le CPAS collabore avec des propriétaires privés également.

"Depuis 2019, ce ne sont pas moins de 65 familles devant être relogées en urgence qui ont ainsi pu trouver un logement provisoirement dans une de nos 47 maisons d’urgences et/ou de transit. Cette solution provisoire leur permet, grâce à l’accompagnement des équipes sociales du CPAS, d’être dans des conditions optimales afin de retrouver une situation stable par la suite", conclut Marie Meunier, présidente du CPAS.