Les panneaux photovoltaïques fleurissent un peu partout dans la région de Mons ces derniers mois. Après le parc photovoltaïque installé sur le site de Google (10 665 panneaux), les milliers d'autres panneaux placés sur le toit de plusieurs entreprises (dont AW Europe, Hydro Extrusion et Dequachim), le projet de 6 300 panneaux le long de l'avenue Louis Goblet à Baudour ou encore l'énorme champ de 18 720 panneaux photovoltaïques déjà installé à Tertre, voilà un projet encore plus colossal qui s'apprête à voir le jour du côté de Saint-Denis et Obourg (Mons).

Sur un terrain (une ancienne carrière) situé entre la rue de la Petite Bruyère (Obourg), la rue du Bois d'Hayon (Saint-Denis) et la rue de la Brisée (Saint-Denis), ce ne sont pas moins de 22 854 panneaux que l'entreprise Perpetum Enery souhaite installer. De quoi créer le deuxième plus grand rassemblement photovoltaïque de Wallonie, après celui qui est actuellement en construction sur le parking de Pairi Daiza (62 750 panneaux), et le plus grand parc dédié à 100% à l'énergie solaire, devant celui de Tertre (18 720 panneaux).

Il faudra cependant que l'entreprise Perpetum Energy, qui se charge d'ailleurs aussi de l'installation du côté de Pairi Daiza, obtienne le permis dont la demande a été récemment déposée auprès de la Région wallonne. L'enquête publique est ouverte depuis le 30 septembre et se clôture déjà le 14 octobre. Il ne reste donc plus que quelques jours aux riverains et opposants du projet pour se manifester et émettre leurs réclamations auprès du Collège communal de la Ville de Mons.

Un mouvement de protestation s'est d'ailleurs créé sur les réseaux sociaux avec notamment une pétition en ligne. "Non au désastre écologique et environnemental de nos villages !", est-il écrit. "Afin de préserver le côté bucolique et environnemental de nos villages (Saint-Denis / Obourg) cette pétition permet de manifester votre désaccord sur l'endroit choisi par Perpetum Energy. Il existe des zones industrielles tout à fait adaptées pur ce type d'installation plutôt que de défigurer et dévaloriser nos villages."

La Ville de Mons pourra remettre un avis mais c'est bien le fonctionnaire délégué du Service Public de Wallonie (SPW) qui aura le dernier mois sur l'octroi du permis d'urbanisme. 

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