Une nouvelle ferme pourrait voir le jour dans le village de Ronquières, destinée notamment à l’engraissement de porcs.

C’est le projet de Luc Pattyn. Sa famille exploite une ferme à Braine active dans l’élevage de porc depuis trois générations. "La ferme était au départ en plein milieu des champs, mais elle est aujourd’hui entourée d’habitations", indique Luc Pattyn. "Je pense qu’il n’est pas raisonnable de croire que l’on peut continuer à développer l’activité d’élevage dans la ferme existante. C’est pourquoi je propose un projet de construction de ferme sur un nouveau site en pleine zone agricole, éloignée des riverains. Je pense que cette localisation est idéale."

C’est dans le village de Ronquières que le projet pourrait voir le jour. Il vise la construction de plusieurs hangars. Un pour le stockage de pommes de terre, un autre pour les céréales, un pour le matériel et enfin, un quatrième pour abriter quelque 1.800 porcs de 20 à 110 kg.

Sur les réseaux sociaux, l’annonce du projet a immédiatement soulevé un vent d’indignation. Certains Brainois estiment le projet démesuré. À imaginer 1.800 porcs entassés dans un hangar de 40 sur 44 m, ils doutent que la ferme sera respectueuse du bien-être animal. Très vite, les discussions ont reflété des tendances bien actuelles. Une idée a même germé : élever des porcs bio à Ronquières et créer dans la foulée un groupe de consommateurs qui favoriserait cette nouvelle filière locale.

Mais pour l’heure , Luc Pattyn préfère miser sur l’agriculture conventionnelle. "Ce ne sera pas une usine à viande", indique le fermier. "1.800 porcs, c’est une étable tout à fait moyenne dans le cadre d’une agriculture familiale. La législation urbanistique, environnementale et celle du bien-être animal seront tout à fait respectées. Je pense que les filières conventionnelle et bio devront encore coexister pendant de nombreuses années. En attendant, nous prenons toutes nos dispositions pour nous adapter aux législations qui évoluent vers une agriculture de qualité avec moins d’utilisation de produits chimiques."

Luc Pattyn a déposé sa demande de permis. La Ville de Braine-le-Comte devra trancher. Une enquête publique a débuté jeudi, pour quinze jours. "J’invite tous ceux qui le souhaitent à consulter le dossier auprès de l’administration communale", conclut l’échevin de l’Agriculture, Léandre Huart. "C’est la meilleure façon de se faire un avis sur le projet."