Mons

En collaboration avec le Relais social urbain de Mons-Borinage, la Ville de Mons s’est lancé un nouveau challenge : agir contre le gaspillage alimentaire. Deux enseignes, Carrefour et Delhaize, ont déjà marqué leur soutien à cette opération. En janvier 2014, les premiers colis seront prêts.

Concrètement, un nouveau service intégré et collaboratif de récupération d’invendus alimentaires et de redistribution aux structures qui sont partenaires du Relais social urbain est créé. Un entrepôt de stockage et une camionette ont été mis à disposition.

Grâce à cette récolte, des colis équilibrés pour les bénéficiaires les plus précaires seront réalisés. Et via les associations, ils seront redistribués aux ASBL à vocation sociale. Pas la peine de faire de long discours, les bénéficiaires dans ce contexte de crise et d’austérité sont de plus en plus nombreux.

Ainsi, une ASBL, trois communes et deux enseignes forment le projet. Une combinaison unique ! "Les deux enseignes qui ont marqué leur accord ont déjà une politique en matière de gestion des denrées alimentaires", explique Nicolas Martin (PS), bourgmestre faisant fonction de Mons. "Elles nous ont contactés parce qu’elles voulaient participer à un projet de valorisation de ces denrées. Il est important de souligner qu’il s’agit d’une démarche volontaire de ces deux enseignes d’intégrer un projet initié par le pouvoir public et une ASBL."

C’est un projet pilote qui est une première dans sa mise en place en Wallonie. Il s’agit d’un exemple unique de travail en réseau qui a réussi à fédérer des acteurs publics et privés pour concrétiser un projet plus que nécessaire dans la région.

"C’est un projet complexe à mettre en place. D’une part, parce qu’il fallait trouver un ensemble d’acteurs de terrain. D’autre part, il fallait trouver les moyens pour le mettre en œuvre." En effet, les normes de l’Afsca sont strictes et il n’est pas question de briser la chaîne du froid !

Avec ce projet, les garanties dans les traitements qualitatifs des denrées ont été prises. L’objectif est que, progressivement, le projet puisse s’étendre à plus de bénéficiaires et que d’autres enseignes participent à cette revalorisation des invendus.

Pour l’heure , le Réseau social urbain recherche aussi des bénévoles pour lancer le projet et ainsi participer à l’action. Les prochaines semaines seront décisives. Les premiers colis doivent être prêts en janvier 2014.