Mons

Les autorités espèrent que la manifestation se déroulera dans la sérénité.

"Gilets jaunes, préparez-vous. Ce samedi, rendez-vous spécial Gilets à Mons !" L’appel est lancé sur Facebook et suscite déjà la participation ou l’intérêt de quelque 700 personnes.

Certaines manifestations se sont bien déroulées jusqu’ici comme à Boussu où le bourgmestre avait défilé aux côtés des gilets jaunes. D'autres n'ont pas rencontré le succès escompté, comme celle organisée à Namur samedi dernier (photo). Enfin, il y a les rassemblements qui ont dérapé dans des scènes de violence qui ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux. Si bien que pour le moment, la police de Mons est dans l’expectative.

"Nous avons eu vent de cette annonce de rassemblement", indique Marc Garin, chef de corps de la police Mons-Quévy. "Pour le moment, nous récoltons des informations. Nous allons voir si ça se concrétise et mesurer l’ampleur que ça pourrait prendre."

Le commissaire affirme ne jamais refuser de manifestation. Mais il souhaite que cela se déroule dans de bonnes conditions. "Nous allons essayer de prendre contact avec les organisateurs de la manifestation pour leur expliquer les démarches qu’ils doivent accomplir pour mettre sur pied l’événement", poursuit Marc Garin. "Nous discuterons avec eux de l’itinéraire proposé et nous négocierons en fonction des perturbations qui pourraient être occasionnées."

La police se prépare-t-elle à d’éventuels débordements en prenant des dispositions particulières ? "Il y a une ligne rouge à ne pas franchir. Pas question de bloquer des axes. En cas d’entrave à la circulation, nous pourrons intervenir, sans attendre d’autorisation", prévient Marc Garin.

Mais il faudra éviter de mettre le feu aux poudres. "La sécurité publique n’est pas une science exacte, c’est un art. Il faut une bonne analyse de la situation, mesurer les conséquences des actions prises, discuter avec les organisateurs, les avertir des risques qu’ils courent en fonction des moyens que nous devrons employer… Malheureusement, il y a trop souvent des absences de décision. En France, le préfet du Nord-Pas-de-Calais m’informait qu’une interdiction ferme a été prise pour interdire le blocage des voies publiques. Chez nous, ça reste assez flou."

Nicolas Martin (PS), bourgmestre de Mons : "Dans la sérénité"

© AVPRESS

"Je n’ai aucun problème avec la manifestation ni sur le fait que chacun puisse exprimer ses revendications. Des revendications que je comprends tout à fait d’ailleurs. Car comme élu local, je suis confronté quotidiennement aux difficultés sociales que peut rencontrer la population. Mais j’espère que la manifestation se déroulera dans la sérénité, avec une ambiance constructive. C’est la meilleure façon pour convaincre autour de soi. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas eu de problèmes avec les manifestations qui se sont déroulées à Mons."