Clowns, sportifs, amuseurs publics, les Harlem Globetrotters ont mis le feu…

LA LOUVIERE Micro ouvert, voix nasillarde et fort accent américain, le speaker de la salle – secondé d’une traductrice – lance les équipes sur le parquet. On se croirait presque au Madison Square Garden pour un show d’exception. Les Harlem Globetrotters arborent leurs célèbres maillots aux couleurs de la bannière étoilée. Leurs adversaires du jour, l’équipe International Elite , un équipement sombre.

Toutes proportions gardées, le Louvexpo n’a rien de la mythique salle new-yorkaise. Mais le show, mardi soir, y était.

Accompagnés par la petite musique qui a fait leur renommée à la télévision, ces formidables personnages ont démontré à la fois leurs talents de basketteurs et d’amuseurs publics.

“Nous n’avons pour objectif que de rendre les gens heureux et de rassembler les familles autour de notre spectacle” , explique Kenny Blenda Rodriguez.

Pour faire partie de la précieuse équipe – qui tourne dans le monde entier depuis 1927 et a visité plus de 120 pays depuis sa création –, il faut non seulement être un bon basketteur, mais aussi faire preuve de “charisme et de personnalité”.

Et surtout, au vu des nombreuses facéties opérées pendant le match, une bonne forme physique. “Tant que le corps tient, et que nous sommes en bonne forme, nous pouvons faire partie des Harlem Globetrotters”, souligne AJ Bones Millian.

Tout débute par une petite partie de chaises musicales orchestrées par Globie, la mascotte des Harlem. Les enfants reçoivent un cadeau pour leur participation. Ensuite, les joueurs montrent leur virtuosité au public pendant l’entraînement.

Les pitreries chorégraphiées viennent entrecouper les phases de jeu et le match n’a parfois plus rien d’un match : suspensions au panier, dunks par-dessus l’arbitre, défilé de mode improvisé au milieu du terrain, course-poursuite dans les gradins.

Les enfants sont hilares. Et ça marche : à la fin du match (remporté par les Harlem 110 à 104), une corde est tendue autour de l’aire de jeu. Les Harlem s’attarderont 30 min pour signer des autographes.



© La Dernière Heure 2012