La N51 qui traverse le Borinage vers Mons est le gros point noir de la mobilité dans la région. Mais le Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) devrait changer la donne d’ici 2026.

Annoncé dans le cadre du plan de relance de la Wallonie, ce véritable tram sur roues a été présenté en détail ce vendredi. Il permettra de relier le Borinage à Mons toutes les 5 à 10 minutes en heure de pointe et toutes les 20 minutes en heures creuses.

Comment ? Le BHNS circulera sur une infrastructure spécialement dédiée, principalement en site propre. Grâce à des feux intelligents capables de reconnaître les véhicules, le bus aura en outre une priorité maximale au carrefour. Ce sera notamment le cas en amont des tronçons plus étroits où l’aménagement d’un site propre n’est pas possible. Grâce à la signalisation, le bus y passera d’abord.

Moderne, électrique, confortable et rapide, le BHNS a donc vocation à devenir une alternative solide à la voiture. Sa mise en service devrait permettre de décongestionner la N51 et de réduire la pollution.

Le budget pour la mise en place du BHNS s’élève à 40 millions d’euros. 25 millions d’euros sont financés par l’Union européenne dans le cadre du plan de relance.

Une enveloppe de 10 millions d’euros est également prévue pour des travaux d’infrastructures connexes : aménagement du carrefour de la Porte de Saint-Ghislain, contournement de Boussu et giratoire en sortie d’autoroute.

Les travaux devraient commencer en 2023 pour se clôturer en 2026. "Au-delà de son impact positif sur la mobilité, ce projet ambitieux vise à améliorer le cadre de vie des milliers d’habitants qui vivent à proximité de cet axe structurant", commente Elio Di Rupo. "Nous avons par ailleurs prévu de maintenir la quasi-totalité des places de parking."

Pour le ministre wallon de la Mobilité, la plurimodalité est sa boussole. "Nous voulons absolument que tout soit pensé pour rendre le trajet du navetteur, du cycliste ou du piéton, simple, agréable et rapide", conclut le ministre Philippe Henry.