Depuis des années, le parc qui se situe à la plaine de Nimy disparaît petit à petit. Symbole de la lutte pour l’abolition totale des armes nucléaires, cet espace vert s’est doucement dissipé avec l’élargissement des structures universitaires. Pourtant l’université, le parti humaniste de Belgique et d’autres associations ont décidé de le faire revivre.

Après quelques semaines de réflexion, 4 projets de rénovation ont été présentés au rectorat de l’UMons qui a accepté de financer les travaux de réhabilitation. "Pour le moment, nous allons lancer notre phase de préfiguration", explique Simon Blanckaert, enseignant paysagiste. "À travers une construction temporaire, on va mobiliser les étudiants, les acteurs du campus et toute une population à être sensibilisés à cette thématique."

Pour redynamiser l’espace, durant la semaine de workshop qui aura lieu du 15 au 19 mars, des aménagements temporaires vont être conçus et réalisés par la Faculté d’Architecture et d’Urbanisme et les étudiants.

Tout d’abord, une agora va être construite avec des gradins. "Ce lieu sera un endroit de réunions, d’échanges et de discussions. C’était l’un des désirs du professeur Pierre Piérart, le fondateur de ce projet." Dans un deuxième temps, des panneaux publicitaires seront installés ; ils permettront d’informer et de sensibiliser les jeunes et les citoyens à la lecture. "Ils pourront en apprendre plus sur Hiroshima, les Hibakushas, le parc Hibakusha et son avenir au sein de l’université. Ces panneaux permettront aussi de montrer les différents projets qui seront réalisés en parallèle."

 La dernière phase de cette préfiguration est la création d’une œuvre au sol imaginée par un artiste. Plus tard, d’autres travaux d’aménagements verront le jour. "Après la phase 1 de préfiguration, nous aimerions créer une agora qui restera dans le temps et que nous appellerions “les jardins de la paix” mais pour cela nous n’avons pas encore les financements nécessaires."

Au cœur du campus vivant de la plaine de Nimy, étudiants, professeurs et associations désirent réhabiliter le parc Hibakusha et réactiver ce mouvement étudiant qui avait été lancé par Pierre Piérart. "Dans une société qui tend à être de plus en plus individualiste, l’idée est de faire revivre les dynamiques associatives étudiantes autour de problématiques qui sont aujourd’hui plus que primordiales."