La lettre de démission de l’ancien maïeur s’est retrouvée dans un tract du PS

COLFONTAINE Dimanche, les électeurs siffleront la fin de la récréation. Enfin !, serait-on tenté d’ajouter, tant la campagne fut fatigante à Colfontaine. Rares furent ceux qui sortirent de la mêlée pour proposer des actes concrets, la grande majorité des acteurs choisissant de discréditer l’opposant plutôt que de tirer le débat vers le haut. En toute objectivité, c’est le grand reproche qu’on pourra adresser au PS qui, en cette fin de semaine, a joint à son dernier tract la lettre de démission de Patrick Piérart datant de… 2007. Bref, on est loin du scoop…

La lettre n’étant pas accompagnée d’un mot d’explication, de nombreux citoyens se seront demandés s’il ne s’agissait pas d’une erreur. Eh bien non. C’est en fait la réponse de Lucien D’Antonio et de son équipe suite à une publicité électorale de Patrick Piérart, qui rappelait qu’il était le dernier bourgmestre élu. Jusqu’à preuve du contraire, c’est la vérité.

Choqué par une démarche qu’il estime calomnieuse, Patrick Piérart a déposé plainte auprès du Procureur du Roi ainsi qu’auprès de Paul Furlan, le ministre de la Fonction publique.

Il a également rédigé une lettre ouverte à l’attention d’Eric Thiebaut, président de la fédération Mons-Borinage du PS. “Au-delà du fait que ma lettre de démission est un document administratif qui n’aurait jamais dû se retrouver sur la place publique, je me demande ce que cette pièce apporte au débat alors que tout le monde sait que j’ai démissionné”, questionne Patrick Piérart, qui interprète le tract à sa manière : “Le PS ne sait plus quoi faire. Il vient d’apporter la preuve qu’il était aux abois”.

Lucien D’Antonio ne s’est pas débiné à l’heure d’expliquer sa démarche : “La lettre n’est pas confidentielle puisqu’elle fut lue lors du conseil communal d’octobre 2007. Elle n’est pas commentée ? De cette manière, nous nous mettions à l’abri contre un recours éventuel”.



© La Dernière Heure 2012