Le temps presse pour l’asbl montoise Brise le silence. Faute de subsides structurels, permettant notamment le renouvellement et le paiement des contrats des deux employés, cette dernière pourrait être contrainte de fermer ses portes dans les prochains jours. Une situation qui, dans la région et au-delà, inquiète d’autant plus que les confinements ont eu des conséquences dramatiques sur l’augmentation du nombre de cas de violences intrafamiliales.

Ce mercredi, la députée Jacqueline Galant (MR) intervenait donc au parlement et sollicitait une aide auprès de la ministre Bénédicte Linard (Ecolo), en charge du droit des femmes. Sans prononcer aucun engagement, cette dernière a souligné l’importance des missions de l’asbl. "Nous sommes conscients que certaines associations se retrouvent en difficulté. L’asbl Brise le Silence en fait partie, c’est pour cette raison qu’une subvention de 23 000 euros avait été accordée en juin dernier."

Ce qui reste malheureusement insuffisant. "J’ai saisi la direction de l’égalité des chances et nous sommes en discussion avec l’asbl mais il y a effectivement des difficultés à trouver du financement structurel. Selon moi, les discussions doivent se poursuivre car des pistes sont possibles." La ministre a ainsi évoqué un décret de 2019, qui prévoit le soutien de cinq collectifs d’associations actives dans la lutte contre la violence faite aux femmes.

"L’asbl montoise y est éligible. Mon cabinet va donc reprendre contact avec elle pour voir comment trouver une issue positive." Les contacts vont donc se multiplier afin que l’association puisse poursuivre ses activités. Preuve que celles-ci sont indispensables, en 2020, ce ne sont pas moins de 420 personnes qui ont été prises en charge par les équipes, constituées donc de deux employés et d’une quinzaine de bénévoles.

En attendant et puisque les jours sont désormais comptés, diverses actions de solidarité se sont organisées pour soutenir l’association. Un numéro de compte a ainsi été ouvert. Objectif, maintenir un secrétaire et un psychologue à mi-temps en attendant des solutions plus pérennes.