Mons Les audiences seront suspendues à 11h30 et les participants sont invités à se rassembler devant le palais de justice.

Le mercredi 20 mars, les cours de justice s'arrêteront sur le coup de 11h30. Toutes les audiences seront suspendues. Les magistrats, greffiers et autres membres du personnel administratif seront invités à se rassembler devant le tribunal de première instance, à la rue de Nimy. C'est de ce lieu symbolique que débutera ensuite une marche pour la justice qui reliera le tribunal aux cours de justice montoises. "Tout le monde est le bienvenu", précisent les organisateurs, à savoir le barreau de Mons, l'Union professionnelle de la magistrature (UPM) et l'Association syndicale des magistrats (ASM).

Cet mouvement de grogne s'inscrit dans le cadre de l'action baptisée "66 jours pour sauver la Justice", soit le nombre de jours qui sépareront la date du 20 mars à celle des élections du 26 mai. En lançant cette campagne qui se veut nationale, les associations de magistrats du pays se disent "décidés à placer le refinancement de la justice parmi les priorités du prochain gouvernement".

Les revendications sont multiples. A commencer par une Justice accessible à tous. "Ce qui implique la levée des barrages financiers, géographiques et procéduraux". Mais également le respect des cadres (magistrats, greffiers et personnel des greffes et parquets) dans toutes les juridictions et tous les parquets du pays ; des bâtiments judiciaires en bon état, fonctionnels et dignes pour tous ou encore une autonomie de gestion du pouvoir judiciaire qui garantisse son indépendance.

La mobilisation du 20 mars, qui ne se fera pas uniquement à Mons, sera le point de départ de cette grande campagne. "L’ambition est d’organiser, au cours de ces quelques semaines, des événements aux quatre coins du pays, pour sensibiliser les citoyens à cette question et interpeller les différents partis au sujet de leurs programmes en matière de justice. Et, comptez sur nous, nous serons vigilants quant à la faisabilité des promesses et la concrétisation des paroles en actes (et en budgets !)", ponctuent les organisateurs.